24 janvier 2020

Visite du centre Pompidou Metz


Rebecca Horn, Achim Thode, Mechanischer Körperfächer, © ADAGP, Paris, 1974-1975.

Vendredi 10 janvier, les étudiants de VIA FERRATA ont passé la journée à Metz pour visiter le Centre Pompidou, accompagnés de deux de leurs professeurs, Maria-Magdalena Chansel et  Luc Chopplet. Ils ont pu apprécier l'établissement et ses expositions temporaires : Rebecca Horn. Théâtre des métamorphosesOpéra monde. La quête d'un art total ; Des mondes construits. Un choix de sculptures du Centre Pompidou.

" Le Centre Pompidou-Metz est la première décentralisation d’un établissement culturel public national. Le Centre Pompidou porte en région son modèle et met à disposition son savoir-faire et ses collections, dans un partenariat inédit avec les collectivités territoriales qui apportent le financement tout en garantissant l’autonomie des choix scientifiques et culturels.
Fidèle aux valeurs du Centre Pompidou de générosité, d’ouverture à tous les publics et à toutes les formes de la création actuelle, le Centre Pompidou-Metz illustre, par sa dimension tant sociétale que culturelle, le renouvellement de la stratégie du Centre Pompidou qui se recentre sur sa vocation primordiale : être une plateforme d’échanges entre la société française et la création. "





Rebecca Horn, Die sanfte Gefangene [La douce prisonnière], 1978 Photographie de tournage du film Der Eintänzer [Le Danseur mondain] © Adagp, Paris, 2019

" L’exposition Rebecca Horn. Théâtre des métamorphoses met en lumière le riche éventail de formes d’expression déployées par l’artiste. Suite à une maladie pulmonaire, Rebecca Horn fait du corps le matériau privilégié de son œuvre. À travers son goût pour les associations paradoxales, elle met inlassablement en scène les antagonismes qui sous-tendent nos vies : sujet et objet, corps et machine, humain et animal, désir et violence, force et infirmité, harmonie et désordre. Le vivant et l’inerte apparaissent transfigurés, l'objet est doué d'âme, l'individu est caractérisé par sa fragilité physique et sa capacité à se réinventer. De là naît l’inquiétante étrangeté de son œuvre.

Rebecca Horn perpétue de manière unique des thèmes légués par la mythologie et les contes, tels que la métamorphose en créature mythique ou hybride, la vie secrète du monde des objets, les secrets de l’alchimie ou les fantasmes de corps-automates. Elle fait résonner ces thèmes fondateurs, qui ont peuplé de nombreux courants de l’histoire de l’art tels que le maniérisme ou le surréalisme avec l’histoire contemporaine. L’exposition souligne l’apport des pairs spirituels de l’artiste qui ont nourri son imaginaire : Man Ray, Marcel Duchamp, Meret Oppenheim, ou Constantin Brâncuși. Ses films sont sous-tendus par une énergie libératrice et anarchique où la poésie et l’humour désamorcent souvent la violence latente. Ils s’attachent d’abord à documenter ses performances intimistes et corporelles, puis s’affranchissent progressivement pour devenir l’arène privilégiée où les sculptures mécanisées et les acteurs sont engagés dans des récits tout à la fois tragi-comiques ou surréels. "


" L'exposition Opéra monde. La quête d'un art totaltémoigne de la rencontre entre les arts visuels et l’opéra aux XXe et XXIe siècles. Plus qu’une exposition consacrée aux scénographies d’opéra réalisées par des artistes, elle entend mettre en lumière, en résonance, ou au contraire en tension avec l’héritage du Gesamtkunstwerk (concept d’œuvre d’art totale) wagnérien, comment les arts visuels et le genre lyrique se sont nourris mutuellement, et parfois même influencés de manière radicale. Dans ce mouvement de va-et-vient, l’opéra sert ainsi de terrain fertile d’expérimentations et de ferment pour de nouvelles sensibilités esthétiques et politiques. "




L'exposition Des mondes construits. Un choix de sculptures du Centre Pompidou
" Dès le début du XXe siècle, une grande partie de la sculpture moderne s’inscrit en rupture avec la tradition, en choisissant la voie de l’abstraction. Il s’agit paradoxalement d’analyser le monde de façon plus objective et universelle : plutôt que de modeler la surface des choses, certains artistes comme les cubistes veulent en révéler l’organisation essentielle. Ils dissèquent leurs objets d’étude en lignes, volumes et plans.
Dans leur sillage, des sculpteurs de diverses avant-gardes baptisent leurs œuvres « constructions » ou « structures », optant pour une abstraction radicale, où prévalent la ligne et l’angle droits.

Si l’architecture industrielle nourrit ces tendances dites « constructivistes », parfois désireuses de produire des objets fonctionnels, la sculpture cherche aussi à redéfinir ce qui lui est propre : le rapport aux gestes, aux matériaux et surtout à l’espace, clairement structuré, voire modulable et dynamique, incluant le spectateur. "

Rebecca Horn, Love and Hate. Knuggle Dome for James Joyce, 2004

Grazia Toderi Semper eadem 2004 Projet spécial pour le théatre La Fenice de Venise

Constantin Brancusi, La Colonne sans fin III, avant 1928 

Le Site Internet du centre Pompidou Metz.


Suivez en direct toute l'actualité de VIA FERRATA sur sa page Facebook.

14 janvier 2020

Forum d'information sur les écoles d'art

Vendredi 20 décembre, le forum d’information sur les écoles d’art s’est tenu aux beaux-arts de Paris.

Les étudiants de la promotion Giona 2019-2020 de VIA FERRATA ainsi que ceux de la classe préparatoire publique des ABA (ateliers beaux-arts de la ville de Paris) et de nombreux professeurs ont participé à ce forum. 

Toute la journée, d'anciens étudiants de ces classes préparatoires qui ont réussi à intégrer des écoles supérieures, se sont succédé au micro. Ils ont livré leurs ressentis et partagé des informations aussi bien pédagogiques que pratiques sur ce qu’ils y vivent aujourd’hui. Des moments forts en émotions, des retrouvailles, des conseils intéressants et de la motivation pour les élèves qui vont, à leur tour, bientôt tenter les concours d’entrée. Le tout dans le magnifique amphithéâtre d’honneur de l’école des beaux-arts!

Au cours de cette journée nous avons présenté les écoles suivantes : beaux-arts de Rennes, Quimper, Nantes, Aix-en-Provence, Limoges, Angers, Lyon, Paris, Caen, Villa Arson à Nice, ENSCI Paris, Arts décoratifs Paris.

VIA FERRATA tient à remercier Olivier di Pizio et Patrick André, respectivement coordinateur et directeur des ABA pour leur aide dans l’organisation de ce forum.



PHOTOS : © Hugo Aymar



Suivez en direct toute l'actualité de VIA FERRATA sur sa page Facebook.

13 janvier 2020

Rencontre avec Sara Favriau






Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 7 janvier ils ont rencontré Sara Favriau.

"Entre images et sculptures ; tel est l’interstice où se situent les oeuvres de Sara Favriau. Images, parce qu’elles reproduisent des formes reconnaissables ; sculptures, parce qu’elles se déploient dans l’espace, jouent des pleins et des vides, des points de vue et des échelles, des distances et des proximités, du dedans et du dehors. Réalisé à partir de matériaux et de procédés à la fois simples et radicaux, elles appartiennent aussi bien à l’espace physique que mental, engageant un cheminement du corps et de l’esprit à même d’activer leur potentiel frictionnel (Sarah Ihler Meyer). 

Sara Favriau est lauréate du Prix des Amis du Palais de Tokyo 2015. En 2016, elle bénéficie d’une exposition personnelle au Palais de Tokyo : La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière. En 2017, Elle expose en solo-show au Château de Chaumont, à Independent Brussels et effectue une résidence : Arts et monde du travail avec Ministère de la Culture, en partenariat avec le CNEAI. En 2018, elle participe à la première Biennale de Bangkok Beyond Bliss en tant qu’invité d’honneur. En 2019, elle effectue la résidence French Los Angeles Exchange (FLAX) et participe à la première Biennale de Rabat. Le travail de Sara Favriau est présent dans de nombreuses collections publiques : FMAC (collection de la ville de Paris), FDAC Essonne, MAC VAL (installation pérenne)…"


Visuel 1 : lyrisme pour composition partielle : C’est un mas d’une grande beauté dans lequel la pierre était infiltrée de paraboles vertes, plantureuses. Elles ravageaient les fondations, formant un jardin de délices. Un plaisir, très vite un supplice de savoir ce présent paraître bientôt, comme un mouton de poussière. 
2019 - vue d’exposition, la Graineterie, Plâtre - dimensions variables 

Visuel 2 : rien n’est moins comparable, 2018 - vue d’exposition, Biennale de Bangkok Beyond Bliss, bois Teng, Teck, Padouk - 5 grumes de 480 x 35 cm 

Visuel 3 : la redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière 2016 - vue d’exposition Palais de Tokyo - Bois Douglas, dimension variable 


Le Site Internet de Sara Favriau.




Suivez en direct toute l'actualité de VIA FERRATA sur sa page Facebook.