16 décembre 2016

Rencontre avec les étudiants de la classe préparatoire des Arcades

Les étudiants de VIA FERRATA ont été conviés aujourd'hui aux Arcades, la classe préparatoire publique d'Issy les Moulineaux, pour rencontrer leurs anciens étudiants.


" Chaque année, la classe préparatoire publique des Arcades, créée en 2005 à Issy-les-Moulineaux, accueillent ses anciens étudiants afin qu’ils témoignent de leurs expériences et de leurs parcours. Pour les élèves en cours de préparation, cette rencontre est déterminante. En confrontant les informations qu’ils ont pu obtenir, notamment sur les sites Internet des écoles, au récit des étudiants, ils peuvent préciser le choix des écoles dont ils prépareront les concours parmi les nombreuses formations supérieures d’art et de design qui s’offrent à eux en France et en Europe. Cette année, Les Arcades ont convié VIA FERRATA à cette rencontre afin d’aider les étudiants de sa première promotion à s’orienter dans le paysage complexe des écoles d’art. "
Emmanuel Hermange, Directeur, Les Arcades

Jade Padey, Fatale Cravité
promotion 2015 / 2016

Le site Internet des Arcades en cliquant sur ce lien. 



 © Anthony Micallef
 
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15 décembre 2016

Zoom sur le travail d'une étudiante : Lucie Napoly


Régulièrement nous mettons l'accent sur le travail, en cours de réflexion et de réalisation, de l'un des étudiants de VIA FERRATA. 

Aujourd'hui : Lucie Napoly

"Mon travail est basé sur la recherche entomologique. Dessiner, regarder, chercher et comprendre les insectes.

Au début de mon travail j'ai dessiné une série d'insectes au stylo, à la façon d'un cabinet de curiosité dans lequel des insectes morts sont entreposés.

J'ai voulu créer ma propre collection.
Au total 17 reproductions de formats différents sont affichées dans la salle informatique de l'atelier.

J'ai ensuite travaillé sur la question de l'échelle, du microscopique au macroscopique, en réalisant un dessin de fourmi de très grande dimension.


À présent j'expérimente diverses techniques pour développer cette idée d'entomologie et je compte élargir mon travail à d'autres questionnements."




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14 décembre 2016

Conférence de Didier Semin : "Met-on le dentifrice tout rayé dans les tubes?"



Les étudiants de VIA FERRATA ont assisté à la troisième intervention de Didier Semin programmée pour la classe préparatoire cette année. 

Didier Semin est historien de l'art, il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1999 et en dirige le département des études depuis 2015. Il est l'auteur de nombreuses publications et a été entre autres, conservateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Pompidou.

Cette conférence avait pour thème Met-on le dentifrice tout rayé dans les tubes ? d'après son texte paru dans L’Atlantique à la rame – Humeurs et digressions, Les presses du réel, 2008, et dont voici un extrait :

   " Dans L’Étoffe du diable, le merveilleux petit livre qu’il a consacré à l’histoire du tissu rayé, Michel Pastoureau évoque la magie du dentifrice Signal quand sa pâte, nervurée de rouge, s’étale voluptueusement sur la brosse. Il prétend, en note, n’être pas parvenu, au terme de plusieurs dissections de tubes, à percer le secret du mécanisme qui produit les rayures. Mais ce n’est évidemment pas, chez cet érudit à la culture encyclopédique, d’incapacité qu’il s’agit. Il est aisé en effet de trouver dans les ouvrages traitant de l’emballage la description du procédé, breveté en Grande-Bretagne au début des années soixante. Dans le tube, la pâte rouge, en quantité notablement inférieure à celle de la blanche, est placée la première. Une sorte de cheminée, qui prolonge l’orifice du tube, traverse la couche de pâte rouge pour pénétrer dans la pâte blanche un peu comme le tuyau d’un forage pétrolier dans une nappe de brut. Lorsqu’on appuie sur le tube, la pâte blanche remonte par cette cheminée, qui est le canal d’écoulement principal, mais en imprimant le même mouvement ascendant à la pâte rouge au-dessus d’elle. Cette dernière s’écoule alors par de minuscules cheminées adventices placées sur le pourtour de la cheminée principale, striant de rouge la pâte blanche, avec une régularité et une précision qui laissent en effet pantois, même lorsqu’on a compris le mécanisme. La réticence de Pastoureau à comprendre ce procédé tout simple, ou la mauvaise foi qui lui fait ne pas le dévoiler, me paraît devoir être rapportée tant à la pudeur (mieux vaudrait ne pas savoir, disait à peu près Rousseau à propos de l’éducation sexuelle) qu’au scrupule que se fait toujours, et à tort, la Raison, lorsque s’offre à elle l’occasion de dissiper un petit mystère. Il ne fait aucun doute que la fascination exercée par le tube de Signal est liée à la sexualité, chaque prise de pâte étant l’occasion d’un minuscule accouchement qui donne forme et dessin au désordre de la matière brute, une simple pression des doigts suffisant à la transformer en un parfait cylindre finement rayé avant que le brossage ne la restitue, comme fait peut-être de nous la destinée, au chaos. Roger Caillois et André Breton se sont un jour durablement fâchés à cause des haricots sauteurs, cette curiosité que les voyageurs rapportent du Mexique : le premier, voulant ouvrir les fèves pour en percer le secret (un insecte logé à l’intérieur), s’était heurté au refus implacable du second. J’imagine ce menu drame rejoué au-dessus de la tête de Pastoureau, son ange lui soufflant « raconte tout » tandis que son démon susurrait « ne dis rien » comme les deux esprits de Milou  qui disputent dans Tintin au Tibet ce qu’il doit choisir de la vie de son maître ou d’un os géant (il choisit l’os).
Le ou les ingénieurs qui ont mis au point le tube de Signal méritent de figurer au panthéon des artistes de leur époque, non pas tant pour leur inventivité que pour avoir compris – à peu de choses près au même moment que Jasper Johns, Daniel Buren et Frank Stella – tout le parti qu’on pouvait tirer de ce degré zéro de la forme qu’est après-tout la rayure, signe originel, premier mot du vocabulaire plastique. Les pâtissiers connaissaient depuis longtemps le procédé du chinois, qui permet de fabriquer des sablés rayés. Mais on n’a pas envie de manger des gâteaux rayés, parce que la rayure est un signe trop fort pour se marier durablement au plaisir gustatif, et son emploi est aussi marginal en cuisine que celui des pâtes alphabet (la seule personne que je connaisse à en manger est un ami écrivain anorexique qui ne consent à se nourrir que de lettres). Le génie aura été de déplacer la rayure dans le champ de l’hygiène et de trouver moyen de l’appliquer à une substance informe qu’elle guérit comme par magie de sa mollesse. Le dentifrice Signal est un produit de l’âge d’or du capitalisme industriel ( comme les voitures de Pininfarina, aussi belles que des corps de femmes). Il mène le marketing aux confins de la métaphysique en accomplissant cette prouesse inouïe d’être emballé de l’intérieur."



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09 décembre 2016

Visite de l'exposition "De l'alcôve aux barricades"



Jacques-Louis David, Tête de pestiféré, 1780                       Anne-Louis Girdodet, Étude pour la scène de déluge,
Plume et encre noire sur un tracé à la pierre noire                figure de la mère, Pierre noire et rehauts de craie blanche 
213 x 152 mm                                                                        537 x 439 mm 


Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui l'exposition De l'alcôve aux barricades, de Fragonard à David, une des plus grandes collections de dessins français exposée à la Fondation Custodia. Réputés pour leur précieux fonds de dessins régulièrement montré au Cabinet des dessins Jean Bonna, les Beaux-Arts de Paris s'associent avec la Fondation Custodia pour présenter cet automne, dans le cadre de son Bicentenaire, l’un des volets les plus prestigieux de sa collection. La visite de l'exposition a été organisée et menée par Hortense Longequeue, historienne de l'art.

"Du rococo au néo-classicisme : une période historique singulière.

L’exposition « De l’alcôve aux barricades » décrit la période singulière de l’histoire de l’art qui voit la transition du rococo au néo-classicisme.Les œuvres sélectionnées permettent de mettre en lumière une époque particulièrement riche de bouleversements historiques, caractérisée par le passage de la royauté à la République : un monde qui bascule du lieu de la cour où évolue la noblesse, à l’espace de la rue où prime la notion de citoyenneté.  Les arts ne sont pas en reste, qu’il s’agisse de la peinture d’histoire ou de genre, du paysage ou encore des arts décoratifs, et surtout de l’architecture. On assiste aux changements multiples des goûts : ainsi du rocaille que l’on délaisse au profit d’un style à la grecque, ou des sujets mythologiques mièvres et sensuels que l’on abandonne en faveur de scènes tirées de l’histoire romaine, propres à raviver le courage des patriotes. Ces évolutions qui renouvellent profondément l’art de la fin du XVIIIe siècle incarnent et symbolisent les préoccupations du temps et les mutations qui le caractérisent. Des courants romantiques se manifestent déjà, notamment dans le domaine du paysage où l’on voit apparaître la nostalgie de la nature et la recherche de lieux sauvages. Un nouveau vocabulaire architectural et décoratif s’impose, associé aux techniques scientifiques alors en cours. Enfin, la ville se transforme pour offrir à la population un urbanisme plus planifié et des bâtiments publics où s’instaure une vie sociale et culturelle plus importante."


Exposition du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017

Commissariat: Emmanuelle Brugerolles 
Chef du département du développement scientifique et culturel : Kathy Alliou
Responsable du service des collections : Anne-Marie Garcia



Suite du texte de présentation et informations pratiques sur le site des Beaux-Arts de Paris en cliquant ici.
Le site Internet de la Fondation Custodia en cliquant ici.



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08 décembre 2016

Workshop ColArt

Les étudiants de VIA FERRATA ont participé à un Workshop organisé par ColArt, The Fine Art Collective.

 

Contact :
ColArt France S.A
Pierre Ball p.ball@colart.fr 




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29 novembre 2016

Rencontre avec Julien Prévieux

 Patterns of Life Vidéo HD / 2K, son, 15’30’’, 2015


Julien Prévieux est né en 1974 à Grenoble. Il vit et travaille à Paris.
Lauréat du prix Marcel Duchamp 2014. 
Représenté par la galerie Jousse Entreprise (Paris).


Le travail, le management, l’économie, la politique, les dispositifs de contrôle, les technologies de pointe, l’industrie culturelle sont autant de « mondes » dans lesquels s’immisce la pratique de Julien Prévieux. A l’instar des lettres de non-motivation qu’il adresse régulièrement depuis 2000 à des employeurs en réponse à des annonces consultées dans la presse, détaillant les motivations qui le poussent à ne pas postuler, ses œuvres s’approprient souvent le vocabulaire, les mécanismes et modes opératoires des secteurs d’activité qu’elles investissent pour mieux en mettre à jour les dogmes, les dérives et, in fine, la vacuité. Adoptant sciemment la posture de l’individu confronté à des pans entiers de la société qui, à bien des égards, se retrouvent déshumanisés, Julien Prévieux développe une stratégie de la contre- productivité, ou de ce que le philosophe Elie During nommait, dans un récent texte sur sa pratique, le « contre-emploi ».
Texte : Christophe Gallois



 

Today is Great
Série de 10 dessins, Encre de Chine sur papier, 40 x 56 cm, 2014

Le site Internet de Julien Prévieux en cliquant sur ce lien. 

Julien Prévieux présente son travail aux étudiants de VIA FERRATA  ©Anthony Micallef
 

18 novembre 2016

Visite du Palais de Tokyo et du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Carte blanche à Tino Sehgal, Palais de Tokyo, 2016

Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui le Palais de Tokyo et le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Ces visites ont été organisées et menées par Daphné Brottet, conférencière.

"Le Palais de Tokyo est le plus grand centre de création contemporaine en Europe, et un espace d’expositions unique en son genre.
Friche rebelle aux allures de Palais, anti-musée en métamorphose permanente, le Palais de Tokyo tient Paris en éveil depuis 2002. À la fois accessible et exigeant, généreux et pointu, chaleureux et radical, poétique et transgressif, il est un territoire d’apprentissage, d’expériences, d’émotions et de vie ; un territoire d’où jaillit l’inattendu.
Porté par la volonté de changer notre vision de l’art, le Palais de Tokyo nous invite à devenir les témoins des audaces de notre époque et à vivre l’expérience de l’art en train de se faire, sous toutes ses formes."

Le site Internet du Palais de Tokyo en cliquant ici.


Vue de l'exposition Carl Andre: Sculpture as place, 1958-2010 au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 2016. Pierre Antoine © ADAGP, Paris, 2016 

"Situé entre les Champs-Elysées et la Tour Eiffel, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, palais emblématique exceptionnel de l’architecture des années 30, est sans conteste l’un des établissements phares du champ culturel parisien. Il est aussi par sa collection, riche de plus de 10 000 œuvres, l’un des plus grands musées d’art moderne et contemporain de France.
Ses collections permanentes présentent les grands courants artistiques allant du XXème siècle à la scène actuelle, illustrés par des artistes majeurs de l’histoire de l’art : Picasso, Dufy, Modigliani, Derain, Picabia, Chagall, mais aussi Boltanski, Parreno et Peter Doig. Le musée dispose d’œuvres in situ exceptionnelles comme la première version inachevée de La Danse de Matisse ou La Fée électricité, chef d’œuvre monumental de Raoul Dufy."


Le site Internet du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en cliquant ici.



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17 novembre 2016

Article paru sur Le Monde.fr

 
©Jean-Pierre Dalbéra/Creative Commons



Avec leur prépa, les Beaux-Arts ouvrent plus grand leurs portes


La prestigieuse école parisienne a lancé en septembre le programme gratuit VIA FERRATA. Elle espère ainsi diversifier son recrutement.


En ce lundi de novembre, dans un vaste local lumineux et haut de plafond de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Willy, Lassana, Annabelle et les autres planchent sur leurs créations. Ces 20 étudiants forment la première promotion de la prépa publique lancée en septembre par les Beaux-Arts de Paris. Jusqu’en juin 2017, ils suivront des enseignements répartis entre l’antenne de Saint-Ouen, où ont notamment lieu les cours de pratique artistique, et le site his­torique parisien de la rue Bonaparte, où ils profitent des ressources documentaires, des expositions et assistent à des cours théoriques. Objectif : décrocher le concours des Beaux-Arts, à Paris ou en province, ou celui d’autres écoles d’art, comme les Gobelins ou les Arts déco.

Jusqu’à 12 000 euros pour une prépa privée

Les Beaux-Arts de Paris souhaitent, par cette initiative financée par le ministère de la culture et la Fondation SNCF, donner une chance à des artistes en herbe qui n’auraient pas les moyens de ­s’offrir une prépa privée. Chaque année, l’école sélectionne près de 140 recrues parmi les 2 000 can­didats présentant le prestigieux concours. « Le niveau est très exigeant et il n’existe que cinq prépas publiques pour toute l’Ile-de-France, du coup, beaucoup passent par des formations privées, qui coûtent entre 7 000 et 12 000 euros par an ! C’est une première sélection par l’argent contre laquelle nous avons souhaité lutter », ex­plique Jean-Marc Bustamante, ­directeur des Beaux-Arts.

L’institution cherche également à introduire davantage de diversité sociale dans ses rangs, en allant chercher des jeunes issus de milieux plus modestes, alors que 1 % seulement des admis en 2015 ont un parent ouvrier. « Attention, nous ne faisons pas de discrimination positive, le premier critère de sélection, c’est le talent artistique », insiste néanmoins Luc Chopplet, responsable de la prépa.

Sur 122 candidatures reçues, 20 ont été retenues : 10 garçons et 10 filles, dont 15 boursiers, en partie ou totalement exonérés de frais d’inscription – autour de 450 euros. Les critères d’admission ? Avoir entre 17 et 23 ans et être titulaire du bac ou d’un diplôme équivalent au moment de l’inscription définitive, bien que des dérogations soient possibles.

« Produire et expérimenter »
 
C’est ainsi que Lassana, 21 ans, a pu être sélectionné. Titulaire d’un CAP signalétique, enseigne et décors obtenu en 2012, il enchaînait depuis les petits boulots, tout en continuant à pratiquer le street art, une passion depuis l’adolescence. « Je voulais me former sur le plan artistique, sans trop savoir comment m’y prendre ; j’ai suivi quelques cours aux Beaux-Arts l’an dernier, puis j’ai présenté un dossier pour cette prépa, et j’ai été pris », s’enthousiasme le jeune homme, originaire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). « Ici, on a la possibilité de produire et d’expérimenter tout ce qu’on veut », explique-t-il en désignant l’une de ses réalisations – une série de dessins de corps, au fusain, accrochés au mur blanc.

« Tout au long de l’année, on prépare le dossier artistique que l’on présentera aux concours, on apprend à le rendre cohérent et à parler de notre travail en vue de l’oral », détaille son camarade Willy, 20 ans, qui vient du lycée autogéré de Paris. Luc Chopplet vise le carton plein : « Tous doivent décrocher une école à l’issue de la prépa. » Résultat en juin 2017.

Texte : Françoise Marmouyet

Retrouvez l'article sur Le Monde en cliquant ici.

16 novembre 2016

Conférence de Didier Semin : "Dirigeables"

Léon Gimpel, Le Dirigeable Ville de Bruxelles en cours de gonflement à Issy-les-Moulineaux, 22 mai 1910.

Les étudiants de VIA FERRATA ont assisté à la deuxième intervention de Didier Semin programmée pour la classe préparatoire cette année.

Didier Semin est historien de l'art, il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1999 et en dirige le département des études depuis 2015. Il est l'auteur de nombreuses publications et a été entre autres, conservateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Pompidou.

Cette conférence avait pour thème Dirigeables, une invention sans avenir d'après son texte à paraître prochainement et dont voici un extrait :

   "En 1910, la légende des dirigeables commençait tout juste de s’écrire. Après les expériences d’Henri Giffard, au début des années 1850, Charles Renard en avait fait voler un prototype à Meudon, en 1884, avant de se faire brûler la politesse par Santos Dumont qui relia Saint Cloud à la Tour Eiffel en 1901, aux commandes d’un ballon du même genre - Renard avait, semble-t-il, négligé la presse  et les vols à sensation susceptibles de mobiliser ce qu’on n’appelait pas encore l’opinion publique ; mais c’est le comte Ferdinand von Zeppelin, avec ses engins à coque rigide, qui devait gagner la partie au terme de nombreux survols du lac de Constance, et faire de son nom propre un nom commun, devenu plus ou moins synonyme de « dirigeable », dans le vocabulaire courant. Nul n’avait cependant la moindre idée, en 1910, du temps que vivrait cette invention ; tout au plus lui prévoyait-on davantage de longévité qu’à une autre innovation, strictement contemporaine, le cinématographe, que les frères Lumière eux-mêmes avaient jugé « sans avenir ». Du premier vol commercial du Deutschland, le 28 juin 1910, à la spectaculaire explosion du Hindenburg le 6 mai 1937 à Lakehurst, dans le New Jersey, l’aventure du dirigeable ne durerait pas trente ans.
Un dirigeable est un objet doublement imposant : par sa dimension (il faut un volume considérable d’hydrogène ou d’hélium pour soulever, en plus du poids de l’appareil, des charges relativement modestes) et par sa forme, oblongue, que tout un chacun ne manquera pas de désigner, dans les termes de la vulgate freudienne, comme phallique. L’idée, il faut le reconnaître, est difficile à éviter. Une spectaculaire photographie de Léon Gimpel, datée de mai 1910, nous montre Le Dirigeable Ville de Bruxelles en cours de gonflement à Issy-les-Moulineaux.

Sur ce modèle – un appareil semi-rigide, successeur immédiat du Belgique II dessiné par Spilliaert – les stabilisateurs ne sont pas des ailerons, mais des boudins gonflables greffés à l’arrière de l’aéronef, qu’il faut une singulière dose de mauvaise foi pour ne pas identifier immédiatement comme une gigantesque paire de couilles (d’autant que la masse du dirigeable entier enfle dans l’accueillante obscurité d’un hangar). 

L’image est connue. Elle a servi pour l’affiche de la belle exposition Gimpel au musée d’Orsay, en 2008, et tire sa force de ce que le Ville de Bruxelles semble avoir ici élevé au rang de monument une forme bien peu faite pour cet honneur, qu’elle nous inspire un trouble sensuel ou un sentiment de franche rigolade. D’un appareil presque identique, et dans une situation similaire, Spilliaert avait tiré quelques semaines auparavant des images plus apparentées au cauchemar qu’au rêve érotique. L’allusion sexuelle y est également présente, elle est même si crue qu’il est exclu de la regarder comme accidentelle. Mais sous le crayon de Spilliaert la forme obscène inspire l’effroi et non des réflexions grivoises – ou plus exactement un effroi qui l’emporte de loin sur la grivoiserie, et donne une remarquable indication des qualités visionnaires de l’artiste, même lorsqu’il s’appliquait à traiter un sujet qu’il n’avait pas choisi.
Il avait perçu ce que la forme oblongue pouvait avoir d’étrangement inquiétant, au delà d’une équivoque amusante mais attendue (et qui alimentait déjà les plaisanteries de comptoir ; on connaît les très modestes rimes d’Apollinaire sur le sujet  : "Et prends bien garde aux Zeppelins/Aux Zeppelins de toute sorte/Ceux des Boches sont pas malins/Ceux des Français sont bien plus pleins/Et prends bien garde aux Zeppelins/Chaque officier en porte"). Sans doute les psychanalystes se contenteraient-ils d’évoquer un rapport ambivalent à la puissance et à l’autorité incarnée par un symbole phallique géant, pour expliquer la fascination exercée par la seconde génération des plus légers que l’air. Mais on ne peut s’empêcher de penser, en observant les dessins de Spilliaert en 1910, et les innombrables photographies de dirigeables prises durant les trois décennies qu’a duré ensuite leur vraie carrière, que les ressorts de l’affaire sont plus complexes."

15 novembre 2016

Rencontre avec Joël Degbo

   Adam & Eve, 2015. Huile sur toile. 190 x 170 cm © Galerie Catherine Houdard


Joël Degbo (né en 1989), vit et travaille à Paris.
Diplômé des Beaux-Arts de Nantes en 2013 et Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015, avec les Félicitations du jury. Il y a étudié dans l’atelier de Djamel Tatah.
 
"La mort d’un espace.
J’ai grandi dans un environnement où le paysage architectural était hybride. Il m’a fallu le quitter quelques années pour que je m’en rende compte. Ces espaces mourants sont tout simplement abandonnés, squattés, réhabilités, remis en question puis détruits pour laisser place à de nouvelles architectures. C’est dans cette atmosphère que je me suis construit, dans des espaces constamment remis en question."






Square Pasteur, 2014. Huile sur toile 280 x 180 cm
© Galerie Catherine Houdard

10 novembre 2016

09 novembre 2016

Visite de l'exposition POMPÉI

   François Wilbrod Chabrol (Paris, 1835 - 1919)
  
Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui l'exposition POMPÉI au Cabinet des dessins Jean Bonna. Cet espace, dédié à la présentation d'oeuvres originales détenues dans la collection des Beaux-Arts de Paris accueille chaque année plusieurs expositions. La visite de l'exposition POMPÉI a été organisée et menée par Gabriel Battala, historien de l'art.

"Trente-cinq ans après l’exposition Pompéi, travaux et envois des architectes français au XIXe siècle présentés aux Beaux-Arts de Paris, quai Malaquais, l’institution dévoile une nouvelle sélection de feuilles pompéiennes de sa collection.
Au travers d’une cinquantaine d’œuvres d’architectes mais aussi de peintres et de graveurs, l’exposition montre comment tout au long du XIXe siècle, Pompéi est devenue une destination incontournable pour la formation des artistes français.
En dehors de l’indéniable intérêt archéologique des feuilles présentées, qui rendent parfois compte de décors muraux ou de fresques aujourd’hui totalement disparues, la préparation de l’exposition a permis de renouveler les recherches en cours dans ce domaine, à l’heure où le gouvernement italien a lancé son vaste plan de Grand Projet Pompéi pour reprendre des restaurations et des fouilles sur le site. La richesse du fonds des Beaux-Arts de Paris est immense et celui-ci reste encore en grande partie inédit : les beaux ensembles des graveurs Gaillard et Gusman sont exposés pour la première fois, sans parler des œuvres du peintre d’architectures Jean-Charles Geslin et de l’architecte Achille Joyau, acquises au cours des années 1990."
 
Félix Duban (Paris 1797 - Bordeaux 1870)                                       Claude-Ferdinand Gaillard   (Paris 1834-1887)


Exposition du 5 octobre 2016 au 13 janvier 2017

Commissariat : Emmanuelle Brugerolles  
Publication : Carnet d’Etudes n° 38 Textes d’Hélène Dessales, Maria Teresa Arrozoli-Clémentel, Emmanuelle Brugerolles et Gabriel Batalla-Lagleyre   
Chef du département du développement scientifique et culturel : Kathy Alliou 
Responsable du service des collections : Anne-Marie Garcia


Suite du texte de présentation et informations pratiques sur le site des Beaux-Arts de Paris en cliquant ici.
                                                    

07 novembre 2016

Zoom sur le travail d'un étudiant : David Mbuyi



Régulièrement nous mettons l'accent sur le travail, en cours de réflexion et de réalisation, de l'un des étudiants de VIA FERRATA. 

Aujourd'hui : David Mbuyi

"Mon projet est de mettre en scène, de représenter des personnes en train de travailler, de montrer leur geste. 
Ma première série montre des étudiants et je pense ouvrir mes recherches à d’autres types d’activité par la suite.

Ces trois tableaux montrent des gens de mon entourage, en l’occurrence d’autres étudiants de la classe préparatoire, que je caractérise par leur façon de travailler, et dans un moment particulier : celui de concevoir des projets artistiques en vue des concours que nous préparons.
Certains d'entre eux ont réussi à se trouver un espace dans l'atelier pour y produire. L’idée de mon projet est également de les suivre dans leur processus créatif. Essayer de comprendre et de représenter leur comportement et leur attitude pendant qu'ils travaillent, de saisir ce qui motive leurs gestes. Mon but est de mettre en avant l'artiste lui-même et l’espace dans lequel il produit, sans que son œuvre soit forcément prise en considération."

28 octobre 2016

Workshop avec France Hervé




























Du 24 au 28 octobre 2016, les étudiants de VIA FERRATA ont participé à un Worshop autour de la pratique de la performance, de la danse et du mouvement, animé par France Hervé, chorégraphe, danseuse, comédienne et plasticienne.


Ce Worshop s'est déroulé selon le programme suivant :

1er jour
Après un échauffement physique, les étudiants ont travaillé en duo sur des improvisations modeleur-modelé.
Puis par groupe de 5, ils ont exploré les possibilités de mouvement qu’offrent un objet ou un vêtement.


2ème jour
Reprise du travail sur le modeleur-modelé, en intégrant cette fois-ci les questions du regard et des expressions faciales. Les observateurs étaient libres de dessiner ou de  photographier ceux qui étaient en action.
Les étudiants ont ensuite fait appel aux souvenirs de leurs improvisations de la veille, et ont tenté de retranscrire un moment fort de celles-ci, sous forme de visuel, son, texture...


3ème jour
Les étudiants ont été répartis en 3 groupes.
Ils ont travaillé librement sur la représentation d'un monstre évoluant au sein de leur groupe, de ses déplacements, de ses mouvements. Puis ils ont présenté le résultat de leurs recherches aux autres en enchainant des séquences, sans contrainte narrative. Le seul impératif étant de maintenir le lien entre chaque membre d'un groupe dans l'espace.
 

4ème jour
Travail sur le corps percussion et résonateur de la voix, ainsi que sur la prise de conscience du corps comme étant un squelette parfaitement articulé.
Les étudiants se sont livrés à l’exercice qui consiste à transporter une bouteille d’eau sans en faire bouger la surface (exercice impossible, mais qui aide à maintenir la concentration et à s'oublier dans l'action afin d’accomplir la tâche le mieux possible).
Puis, toujours en collectif, ils ont travaillé sur une bascule d'espace, c'est à dire sur le moyen de créer ensemble un changement de dimension en faisant intervenir d'autres éléments solides (parois sur roulettes, panneaux, châssis, chaises...)
Enfin, ils se sont interrogés sur une version collective de La Vierge à l'enfant.


5ème jour 
Long échauffement en se replongeant dans tous les exercices physiques ou vocaux.
Puis chaque groupe a librement créé et présenté  un enchainement de quinze minutes, reprenant mouvements et actions mis en place pendant la semaine.



Photos : Anthony Micallef



Biographie de France Hervé
Formée d’abord à la danse classique, puis à la danse contemporaine au jazz et au bharata natyam en France et à l’étranger, France Hervé a un parcours pluridisciplinaire. En parallèle de sa formation en danse, elle suit des études de scénographie à la Sorbonne et des cours du soir à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Elle se forme également au théâtre grâce à l’enseignement de JC Rousseau, C.Skorupsky, V.Chelemny et Y.Carlevaris, et  intègre aussi des formations et des stages notamment au Théâtre du Soleil, à l’école du Roy Hart, et au Panthéâtre. France Hervé participe ensuite à une grande variété de création en danse (entre autres pour Redha, A.Dreyfus, Ô ma belle embardées, K.Ouali, B.Agati et M.Van Hoecke). Elle pratique la technique de la suspension avec les Elastonautes et participe au ballet aérien de Philippe Découflé. Elle participe également à l’inauguration des JO d’Alberville et réalise les chorégraphies du groupe Urban Sax lors de leurs tournées internationales et de leurs venues dans des évènements tels que l’ouverture de l’Eurotunnel, l’exposition universelle de Séville ou la réouverture de l’Opéra de Rouen.

Suite de la biographie de France Hervé sur son site Internet en cliquant ici.
 

26 octobre 2016

Zoom sur Anthony Micallef, le photographe de VIA FERRATA

  Les enfants de l'Himalaya  ©Anthony Micallef

Tout au long de l'année, Anthony Micallef suit la première promotion de VIA FERRATA. Il rend compte de l'actualité de la classe préparatoire et capture également les recherches, les découvertes et l'évolution des 20 étudiants.
 
" Photojournaliste, je travaille pour la presse quotidienne et nationale (La Croix, Libération, Le Parisien magazine, Néon, Phosphore, Ca m'intéresse, Pèlerin magazine...). Je suis membre de l'agence Haytham Pictures et du collectif de journalistes Youpress. 

La photographie est pour moi une manière de témoigner de l'intérieur, d'immerger le lecteur dans la vie d'une personne, d'un groupe, tout en tendant soi-même à disparaître. J'aime travailler sur la durée et la "marge" est l'un des thèmes qui m'attire. Dans une société où l'on est tous poussés à l'imitation, l'individu ou le groupe qui s'éloigne et se distingue me fascine. Que la norme soit vestimentaire, politique, corporelle, religieuse, morale et que l'éloignement soit choisi ou pas, je cherche à comprendre les raisons qui poussent ces gens à se singulariser. J'ai travaillé notamment sur les parieurs de Vincennes, sur les jeunes militants du Front national en France, sur un sosie d'Elvis Presley, sur une école d'enfants tibétains en exil et sur une jeune femme kurde très pratiquante, mais refusant de porter le voile. J'aime raconter les gens et vivre d'autres vies que la mienne."

Le site Internet de Anthony Micallef en cliquant ici.

  
  Perfume ©Anthony Micallef


 
  Réveillons aux urgences ©Anthony Micallef
  

19 octobre 2016

Conférence de Didier Semin : "Grenouillages"

J.J Grandville, Le Magasin pittoresque, tome XII, Paris,  1844 

Les étudiants de VIA FERRATA ont assisté à la première intervention de Didier Semin programmée pour la classe préparatoire cette année.

Didier Semin est historien de l'art, il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1999 et en dirige le département des études depuis 2015. Il est l'auteur de nombreuses publications et a été entre autre, conservateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Pompidou.


Cette conférence avait pour thème Grenouillages. Brisset, Goya, Lavater, d'après son texte paru à L’Échoppe, Paris, en 2007 et dont voici un extrait :

   " À la télévision, un soir, un reportage sur le service pédiatrique d'un grand hôpital parisien. On y recevait des enfants victimes de violences, bouts dechou disposant à peine des armes du langage : pour faciliter le dialogue et les explications, les infirmières leur faisaient mimer les sévices endurés à l'aide d'une peluche prénommée Jojo - pas une poupée, pas un ours, mais une grenouille en peluche. Malgré la tristesse de vérifier une nouvelle fois l'étendue des ignominies dont mes semblables ont le secret, je me fis la réflexion que le choix de cette grenouille, comme auxiliaire médical, était d'une admirable finesse.
Du strict point de vue de l'anatomie, une poupée aurait en effet rempli le même office. Mais les enfants se seraient trop facilement identifiés à une figurine réaliste, revivant au travers de la poupée une violente répétition des traumatismes subis.
L'épreuve eût sans doute été pire encore avec un classique Teddy Bear, à cause de la charge émotionnelle qui s'attache électivement à ce jouet. À preuve, la propension des artistes d'aujourd'hui à jouer sur l’impact affectif d'ours en peluche éventrés ou malmenés : du travail d’Annette Messager à celui de Mac Carthy, on ne les compte plus ... Dans la désormais célèbre collection d’Ydessa Hendeles à Toronto, on trouve, au côté d'œuvres de Christian Boltanski ou de Jenny Holzer, des milliers de photographies d’amateurs montrant des ours en peluche dans des situations insolites ou scabreuses : en compagnie d’une prostituée, sous la hache d’un bûcheron, sur une table d’opération  - l’image la plus forte étant sans doute celle d'une fillette qui tient en respect son ourson favori avec un fusil de chasse. Les lecteurs d'Hergé savent, quant à eux, qu'un des rares spectacles capables de tirer des larmes au capitaine Haddock est celui, dans Tintin au Tibet, de l’ourson mutilé que Tintin retire de l'épave d'un avion ("Vous n'auriez pas pu découvrir quelque chose d'autre, non?...").
 
Ni ours ni poupée ne représentaient donc l'outil idéal. On aurait pu imaginer qu'infirmières et médecins se tournent vers une peluche moins anthropomorphe - pingouin, girafe ou éléphant. Mais renoncer aux correspondances anatomiques, c’eût été perdre la raison d’être même du procédé, destiné à appuyer les récits et les descriptions des enfants. De sorte que le choix de la grenouille, d'une certaine façon, s'imposait. L’animal est peut-être, dans sa version de peluche mais pas seulement, l'exemple parfait de ce que Winnicott appelle un objet transitionnel  : suffisamment étranger à l'enfant pour qu'il le perçoive comme extérieur à lui, mais suffisamment proche pour qu'il s’y reconnaisse, transition parfaite entre un moi vulnérable et un monde hostile. 

La grenouille est en effet, de tous les non-mammifères, certainement la bête qui nous ressemble le plus. Dans l'ordre de l'évolution, elle est très loin de nous ; c'est un animal à sang froid, cousin du serpent par ce trait, et un animal à demi aquatique, qui partage l'habitat des poissons. On abomine le serpent, et l'on s'identifie peu au poisson, pour cette raison peut-être que son milieu le prive de cette promesse de visage qu'on voit souvent aux animaux terrestres dotés d'un souffle. Comme l’explique joliment Darwin : 

 Si l’homme avait respiré dans l’eau à l’aide de branchies extérieures - qu’on nous passe l’étrangeté d’une telle supposition - au lieu d’inspirer l’air par la bouche et par les narines, ses traits n’auraient pas plus exprimé ses sentiments que ne le font ses mains ou ses membres." 



18 octobre 2016

Visite de l'exposition FELICITÀ




Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui l'exposition FELICITÀ qui présente les travaux des jeunes artistes ayant obtenu le diplôme national supérieur d’arts plastiques (Dnsap) avec les félicitations du jury aux Beaux-Arts de Paris.
La visite de l'exposition a été mené par Thierry Leviez et Armelle Pradalier, respectivement Responsable de la programmation artistique et Responsable des expositions de l'École.


Photos : Aurélien Mole

Exposition du Du 18 octobre 2016 au 20 novembre 2016


Commissariat collectif : 
Alexia Fabre , directrice du MAC/VAL
Jean-Luc Blanc, artiste
Jean-Charles Massera, artiste et auteur
Morgane Tschiember, artiste et ancienne diplômée des Beaux-Arts de Paris

Avec :
Bianca Argimon, Daniel Assayag, Benoit Aubard, Hugo Avigo, Alex Ayed, Laure Barillé, Pierre Bellot, Johanna Benaïnous, Jade Boyeldieu d’Auvigny-Glais, Jeanne Briand, Olivier Cheval, Nicolas Courgeon, Paul Créange, Filippa Cruz, Bady Dalloul, Joël Degbo, Paul Desmazières, Alexander Duke, Raphaël Fabre, Shanel  Gwane Engoue, Léonard Martin, Florian Mermin, Enzo Mianes, Hélène Mourrier, Valentin Muller, Julia Pitaud, Camille Raimbault, Nøne Futbol Club, Clémence Roudil, Loup Sarion, Christelle Tea, Guillaume Valenti, Manuel Vieillot.

Informations pratiques sur le site des Beaux-Arts de Paris en cliquant ici.

 

12 octobre 2016

Article paru sur Le Parisien.fr

Saint-Ouen. Aurélie et Angélique font partie de la première promo de la prépa des Beaux-Arts de Paris et suivent la plupart de leurs cours dans son antenne de Saint-Ouen. LP/N.P.

Les Beaux-Arts ouvrent une classe prépa à Saint-Ouen.

Elles ne se départent plus de leur beau sourire. A croire qu’elles sont sur un nuage ! Depuis septembre, Aurélie et Angélique font partie de la première promo de la prépa des Beaux-Arts de Paris, qui est installée dans son antenne à Saint-Ouen. Tout en découpant au cutter leurs dessins, elles racontent : « C’est trop bien ! Je ne me suis jamais autant éclaté en classe. J’ai même plaisir à faire mes devoirs ! », éclate de rire Aurélie, jolie blonde de 18 ans.

Dans le privé, c’est 7000 € l’année.
A ses côtés, Angélique, la brune, approuve : « On est super chouchouté ici. On a plein de matériel, des crayons, des peintures, des feuilles… On a aussi l’élite des profs des Beaux-Arts. C’est fabuleux. » Comme elles, dix-huit élèves bénéficient de ce dispositif mis en place par la prestigieuse école des Beaux-Arts de Paris.
« Jusqu’à présent, sur toute l’Ile-de-France, il n’y avait que quatre prépas non privés, ce n’était pas suffisant, explique-t-on aux Beaux-Arts de Paris. Les prépas privés coûtent très cher, de l’ordre de 7 000 € l’année. Avec cette prépa que nous avons appelée Via Ferrata, nous voulons accueillir des étudiants qui représentent la diversité culturelle et sociale de l’Ile-de-France. »

« Pour moi, c’est une vraie chance. »
A l’issue d’un appel à candidature lancé en mai 2016, 122 candidats ont déposé un dossier : 53 ont été déclarés admissibles et 20 ont finalement été sélectionnés, 15 sont boursiers et la parité est respectée avec dix hommes et dix femmes. Concrètement, les 35 heures de cours hebdomadaire se répartissent entre pratique et théorie, à Saint-Ouen, rue des Rosiers, au cœur des Puces ou sur le site historique de la rue Bonaparte à Paris.
A l’issue de cette année de prépa, les élèves pourront postuler aux Beaux-arts bien sûr, mais pas seulement. Certains visent ainsi l’école Estiennes (Ecole supérieure des arts et industries graphiques) ou l’école de design Boulle. Willy, 20 ans, rêve, lui, des Beaux-Arts. « Je veux être plasticien. L’an dernier, j’ai tenté le concours, mais seul, c’est très dur d’être pris. Grâce à cette prépa, j’ai un an pour me préparer, compléter mes connaissances théoriques, développer ma pratique… ». Boursier, Willy n’aurait jamais pu s’offrir une prépa privée. «Ici, je paie quelques euros l’année ! Pour moi, cette prépa, c’est une vraie chance. »  
Texte : Nathalie Perrier

Retrouvez l'article sur Le Parisien en cliquant ici.