12 octobre 2016

Article paru sur Le Parisien.fr

Saint-Ouen. Aurélie et Angélique font partie de la première promo de la prépa des Beaux-Arts de Paris et suivent la plupart de leurs cours dans son antenne de Saint-Ouen. LP/N.P.

Les Beaux-Arts ouvrent une classe prépa à Saint-Ouen.

Elles ne se départent plus de leur beau sourire. A croire qu’elles sont sur un nuage ! Depuis septembre, Aurélie et Angélique font partie de la première promo de la prépa des Beaux-Arts de Paris, qui est installée dans son antenne à Saint-Ouen. Tout en découpant au cutter leurs dessins, elles racontent : « C’est trop bien ! Je ne me suis jamais autant éclaté en classe. J’ai même plaisir à faire mes devoirs ! », éclate de rire Aurélie, jolie blonde de 18 ans.

Dans le privé, c’est 7000 € l’année.
A ses côtés, Angélique, la brune, approuve : « On est super chouchouté ici. On a plein de matériel, des crayons, des peintures, des feuilles… On a aussi l’élite des profs des Beaux-Arts. C’est fabuleux. » Comme elles, dix-huit élèves bénéficient de ce dispositif mis en place par la prestigieuse école des Beaux-Arts de Paris.
« Jusqu’à présent, sur toute l’Ile-de-France, il n’y avait que quatre prépas non privés, ce n’était pas suffisant, explique-t-on aux Beaux-Arts de Paris. Les prépas privés coûtent très cher, de l’ordre de 7 000 € l’année. Avec cette prépa que nous avons appelée Via Ferrata, nous voulons accueillir des étudiants qui représentent la diversité culturelle et sociale de l’Ile-de-France. »

« Pour moi, c’est une vraie chance. »
A l’issue d’un appel à candidature lancé en mai 2016, 122 candidats ont déposé un dossier : 53 ont été déclarés admissibles et 20 ont finalement été sélectionnés, 15 sont boursiers et la parité est respectée avec dix hommes et dix femmes. Concrètement, les 35 heures de cours hebdomadaire se répartissent entre pratique et théorie, à Saint-Ouen, rue des Rosiers, au cœur des Puces ou sur le site historique de la rue Bonaparte à Paris.
A l’issue de cette année de prépa, les élèves pourront postuler aux Beaux-arts bien sûr, mais pas seulement. Certains visent ainsi l’école Estiennes (Ecole supérieure des arts et industries graphiques) ou l’école de design Boulle. Willy, 20 ans, rêve, lui, des Beaux-Arts. « Je veux être plasticien. L’an dernier, j’ai tenté le concours, mais seul, c’est très dur d’être pris. Grâce à cette prépa, j’ai un an pour me préparer, compléter mes connaissances théoriques, développer ma pratique… ». Boursier, Willy n’aurait jamais pu s’offrir une prépa privée. «Ici, je paie quelques euros l’année ! Pour moi, cette prépa, c’est une vraie chance. »  
Texte : Nathalie Perrier

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