24 août 2016

Julie Genelin

  
 "Ce monde est la porte d'entrée. C'est une barrière. Et, en même temps, c'est le passage." S.W
 Photographies numériques, dimensions variables, série en cours, 2015-2016


Julie Genelin, enseignante pratique artistique Dessin/Peinture.

Franco-autrichienne, Julie Genelin est diplômée de l’Ensba en 2006 avec les félicitations du jury, dans l’atelier d’Annette Messager. Elle passe un DEA en études germaniques à la Sorbonne Paris IV en 2005 et travaille pour Sarkis, pendant ses études. 
En 2005, elle crée à Pékin l’association d’artistes Celeste avec Charlotte Guibé et Praline Le Moult. Depuis, elle organise et participe à des expositions en France et à l’étranger (Pékin, Bombay, Berlin, Vienne, Innsbruck).
Parallèlement à son travail artistique, elle travaille à de nombreuses reprises pour le CNAP en médiation conférence et mène plusieurs classes à PAC (Projet Artistique et Culturel) entre 2009 et 2012.

Le travail de Julie Genelin se situe à la croisée de plusieurs pratiques : la relation à l'autre avec des installations inter-actives ou micro-performances, le cabinet de curiosités avec des collections d’images, et le dessin par lequel elle livre au "regardeur" la cartographie de ses idées, son protocole de travail ainsi que ses schémas de réflexions.
La Grande Masse Inversée, c’est autour de ce concept que Julie Genelin articule son travail : de prime abord, on est frappé par la multitude, le nombre, un foisonnement de directions. Il s’agit pour elle de mettre en équilibre ces différentes énergies issues d’une collection d’objets / images tirées du réel, énergies parfois contradictoires et d’opérer la résolution de ces forces dans la réalisation d’une oeuvre. Ce qui en résulte est étonnamment dépouillé, cristallin. Pour elle, c’est un travail qui s’assimilerait à faire reposer une pyramide sur sa pointe. Il s’agit d’être dans l’ajustement des filtres et de trouver le point de contact qui permet le passage d’un fluide, une résonance évidente pour celui qui rencontre son travail.
Ses œuvres nous renvoient à notre relation au monde. Elles interrogent la solitude et l’idée du temps qui passe.