16 décembre 2016

Rencontre avec les étudiants de la classe préparatoire des Arcades

Les étudiants de VIA FERRATA ont été conviés aujourd'hui aux Arcades, la classe préparatoire publique d'Issy les Moulineaux, pour rencontrer leurs anciens étudiants.


" Chaque année, la classe préparatoire publique des Arcades, créée en 2005 à Issy-les-Moulineaux, accueillent ses anciens étudiants afin qu’ils témoignent de leurs expériences et de leurs parcours. Pour les élèves en cours de préparation, cette rencontre est déterminante. En confrontant les informations qu’ils ont pu obtenir, notamment sur les sites Internet des écoles, au récit des étudiants, ils peuvent préciser le choix des écoles dont ils prépareront les concours parmi les nombreuses formations supérieures d’art et de design qui s’offrent à eux en France et en Europe. Cette année, Les Arcades ont convié VIA FERRATA à cette rencontre afin d’aider les étudiants de sa première promotion à s’orienter dans le paysage complexe des écoles d’art. "
Emmanuel Hermange, Directeur, Les Arcades

Jade Padey, Fatale Cravité
promotion 2015 / 2016

Le site Internet des Arcades en cliquant sur ce lien. 



 © Anthony Micallef
 
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15 décembre 2016

Zoom sur le travail d'une étudiante : Lucie Napoly


Régulièrement nous mettons l'accent sur le travail, en cours de réflexion et de réalisation, de l'un des étudiants de VIA FERRATA. 

Aujourd'hui : Lucie Napoly

"Mon travail est basé sur la recherche entomologique. Dessiner, regarder, chercher et comprendre les insectes.

Au début de mon travail j'ai dessiné une série d'insectes au stylo, à la façon d'un cabinet de curiosité dans lequel des insectes morts sont entreposés.

J'ai voulu créer ma propre collection.
Au total 17 reproductions de formats différents sont affichées dans la salle informatique de l'atelier.

J'ai ensuite travaillé sur la question de l'échelle, du microscopique au macroscopique, en réalisant un dessin de fourmi de très grande dimension.


À présent j'expérimente diverses techniques pour développer cette idée d'entomologie et je compte élargir mon travail à d'autres questionnements."




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14 décembre 2016

Conférence de Didier Semin : "Met-on le dentifrice tout rayé dans les tubes?"



Les étudiants de VIA FERRATA ont assisté à la troisième intervention de Didier Semin programmée pour la classe préparatoire cette année. 

Didier Semin est historien de l'art, il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1999 et en dirige le département des études depuis 2015. Il est l'auteur de nombreuses publications et a été entre autres, conservateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Pompidou.

Cette conférence avait pour thème Met-on le dentifrice tout rayé dans les tubes ? d'après son texte paru dans L’Atlantique à la rame – Humeurs et digressions, Les presses du réel, 2008, et dont voici un extrait :

   " Dans L’Étoffe du diable, le merveilleux petit livre qu’il a consacré à l’histoire du tissu rayé, Michel Pastoureau évoque la magie du dentifrice Signal quand sa pâte, nervurée de rouge, s’étale voluptueusement sur la brosse. Il prétend, en note, n’être pas parvenu, au terme de plusieurs dissections de tubes, à percer le secret du mécanisme qui produit les rayures. Mais ce n’est évidemment pas, chez cet érudit à la culture encyclopédique, d’incapacité qu’il s’agit. Il est aisé en effet de trouver dans les ouvrages traitant de l’emballage la description du procédé, breveté en Grande-Bretagne au début des années soixante. Dans le tube, la pâte rouge, en quantité notablement inférieure à celle de la blanche, est placée la première. Une sorte de cheminée, qui prolonge l’orifice du tube, traverse la couche de pâte rouge pour pénétrer dans la pâte blanche un peu comme le tuyau d’un forage pétrolier dans une nappe de brut. Lorsqu’on appuie sur le tube, la pâte blanche remonte par cette cheminée, qui est le canal d’écoulement principal, mais en imprimant le même mouvement ascendant à la pâte rouge au-dessus d’elle. Cette dernière s’écoule alors par de minuscules cheminées adventices placées sur le pourtour de la cheminée principale, striant de rouge la pâte blanche, avec une régularité et une précision qui laissent en effet pantois, même lorsqu’on a compris le mécanisme. La réticence de Pastoureau à comprendre ce procédé tout simple, ou la mauvaise foi qui lui fait ne pas le dévoiler, me paraît devoir être rapportée tant à la pudeur (mieux vaudrait ne pas savoir, disait à peu près Rousseau à propos de l’éducation sexuelle) qu’au scrupule que se fait toujours, et à tort, la Raison, lorsque s’offre à elle l’occasion de dissiper un petit mystère. Il ne fait aucun doute que la fascination exercée par le tube de Signal est liée à la sexualité, chaque prise de pâte étant l’occasion d’un minuscule accouchement qui donne forme et dessin au désordre de la matière brute, une simple pression des doigts suffisant à la transformer en un parfait cylindre finement rayé avant que le brossage ne la restitue, comme fait peut-être de nous la destinée, au chaos. Roger Caillois et André Breton se sont un jour durablement fâchés à cause des haricots sauteurs, cette curiosité que les voyageurs rapportent du Mexique : le premier, voulant ouvrir les fèves pour en percer le secret (un insecte logé à l’intérieur), s’était heurté au refus implacable du second. J’imagine ce menu drame rejoué au-dessus de la tête de Pastoureau, son ange lui soufflant « raconte tout » tandis que son démon susurrait « ne dis rien » comme les deux esprits de Milou  qui disputent dans Tintin au Tibet ce qu’il doit choisir de la vie de son maître ou d’un os géant (il choisit l’os).
Le ou les ingénieurs qui ont mis au point le tube de Signal méritent de figurer au panthéon des artistes de leur époque, non pas tant pour leur inventivité que pour avoir compris – à peu de choses près au même moment que Jasper Johns, Daniel Buren et Frank Stella – tout le parti qu’on pouvait tirer de ce degré zéro de la forme qu’est après-tout la rayure, signe originel, premier mot du vocabulaire plastique. Les pâtissiers connaissaient depuis longtemps le procédé du chinois, qui permet de fabriquer des sablés rayés. Mais on n’a pas envie de manger des gâteaux rayés, parce que la rayure est un signe trop fort pour se marier durablement au plaisir gustatif, et son emploi est aussi marginal en cuisine que celui des pâtes alphabet (la seule personne que je connaisse à en manger est un ami écrivain anorexique qui ne consent à se nourrir que de lettres). Le génie aura été de déplacer la rayure dans le champ de l’hygiène et de trouver moyen de l’appliquer à une substance informe qu’elle guérit comme par magie de sa mollesse. Le dentifrice Signal est un produit de l’âge d’or du capitalisme industriel ( comme les voitures de Pininfarina, aussi belles que des corps de femmes). Il mène le marketing aux confins de la métaphysique en accomplissant cette prouesse inouïe d’être emballé de l’intérieur."



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09 décembre 2016

Visite de l'exposition "De l'alcôve aux barricades"



Jacques-Louis David, Tête de pestiféré, 1780                       Anne-Louis Girdodet, Étude pour la scène de déluge,
Plume et encre noire sur un tracé à la pierre noire                figure de la mère, Pierre noire et rehauts de craie blanche 
213 x 152 mm                                                                        537 x 439 mm 


Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui l'exposition De l'alcôve aux barricades, de Fragonard à David, une des plus grandes collections de dessins français exposée à la Fondation Custodia. Réputés pour leur précieux fonds de dessins régulièrement montré au Cabinet des dessins Jean Bonna, les Beaux-Arts de Paris s'associent avec la Fondation Custodia pour présenter cet automne, dans le cadre de son Bicentenaire, l’un des volets les plus prestigieux de sa collection. La visite de l'exposition a été organisée et menée par Hortense Longequeue, historienne de l'art.

"Du rococo au néo-classicisme : une période historique singulière.

L’exposition « De l’alcôve aux barricades » décrit la période singulière de l’histoire de l’art qui voit la transition du rococo au néo-classicisme.Les œuvres sélectionnées permettent de mettre en lumière une époque particulièrement riche de bouleversements historiques, caractérisée par le passage de la royauté à la République : un monde qui bascule du lieu de la cour où évolue la noblesse, à l’espace de la rue où prime la notion de citoyenneté.  Les arts ne sont pas en reste, qu’il s’agisse de la peinture d’histoire ou de genre, du paysage ou encore des arts décoratifs, et surtout de l’architecture. On assiste aux changements multiples des goûts : ainsi du rocaille que l’on délaisse au profit d’un style à la grecque, ou des sujets mythologiques mièvres et sensuels que l’on abandonne en faveur de scènes tirées de l’histoire romaine, propres à raviver le courage des patriotes. Ces évolutions qui renouvellent profondément l’art de la fin du XVIIIe siècle incarnent et symbolisent les préoccupations du temps et les mutations qui le caractérisent. Des courants romantiques se manifestent déjà, notamment dans le domaine du paysage où l’on voit apparaître la nostalgie de la nature et la recherche de lieux sauvages. Un nouveau vocabulaire architectural et décoratif s’impose, associé aux techniques scientifiques alors en cours. Enfin, la ville se transforme pour offrir à la population un urbanisme plus planifié et des bâtiments publics où s’instaure une vie sociale et culturelle plus importante."


Exposition du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017

Commissariat: Emmanuelle Brugerolles 
Chef du département du développement scientifique et culturel : Kathy Alliou
Responsable du service des collections : Anne-Marie Garcia



Suite du texte de présentation et informations pratiques sur le site des Beaux-Arts de Paris en cliquant ici.
Le site Internet de la Fondation Custodia en cliquant ici.



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08 décembre 2016

Workshop ColArt

Les étudiants de VIA FERRATA ont participé à un Workshop organisé par ColArt, The Fine Art Collective.

 

Contact :
ColArt France S.A
Pierre Ball p.ball@colart.fr 




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