09 décembre 2016

Visite de l'exposition "De l'alcôve aux barricades"



Jacques-Louis David, Tête de pestiféré, 1780                       Anne-Louis Girdodet, Étude pour la scène de déluge,
Plume et encre noire sur un tracé à la pierre noire                figure de la mère, Pierre noire et rehauts de craie blanche 
213 x 152 mm                                                                        537 x 439 mm 


Les étudiants de VIA FERRATA ont visité aujourd'hui l'exposition De l'alcôve aux barricades, de Fragonard à David, une des plus grandes collections de dessins français exposée à la Fondation Custodia. Réputés pour leur précieux fonds de dessins régulièrement montré au Cabinet des dessins Jean Bonna, les Beaux-Arts de Paris s'associent avec la Fondation Custodia pour présenter cet automne, dans le cadre de son Bicentenaire, l’un des volets les plus prestigieux de sa collection. La visite de l'exposition a été organisée et menée par Hortense Longequeue, historienne de l'art.

"Du rococo au néo-classicisme : une période historique singulière.

L’exposition « De l’alcôve aux barricades » décrit la période singulière de l’histoire de l’art qui voit la transition du rococo au néo-classicisme.Les œuvres sélectionnées permettent de mettre en lumière une époque particulièrement riche de bouleversements historiques, caractérisée par le passage de la royauté à la République : un monde qui bascule du lieu de la cour où évolue la noblesse, à l’espace de la rue où prime la notion de citoyenneté.  Les arts ne sont pas en reste, qu’il s’agisse de la peinture d’histoire ou de genre, du paysage ou encore des arts décoratifs, et surtout de l’architecture. On assiste aux changements multiples des goûts : ainsi du rocaille que l’on délaisse au profit d’un style à la grecque, ou des sujets mythologiques mièvres et sensuels que l’on abandonne en faveur de scènes tirées de l’histoire romaine, propres à raviver le courage des patriotes. Ces évolutions qui renouvellent profondément l’art de la fin du XVIIIe siècle incarnent et symbolisent les préoccupations du temps et les mutations qui le caractérisent. Des courants romantiques se manifestent déjà, notamment dans le domaine du paysage où l’on voit apparaître la nostalgie de la nature et la recherche de lieux sauvages. Un nouveau vocabulaire architectural et décoratif s’impose, associé aux techniques scientifiques alors en cours. Enfin, la ville se transforme pour offrir à la population un urbanisme plus planifié et des bâtiments publics où s’instaure une vie sociale et culturelle plus importante."


Exposition du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017

Commissariat: Emmanuelle Brugerolles 
Chef du département du développement scientifique et culturel : Kathy Alliou
Responsable du service des collections : Anne-Marie Garcia



Suite du texte de présentation et informations pratiques sur le site des Beaux-Arts de Paris en cliquant ici.
Le site Internet de la Fondation Custodia en cliquant ici.



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