24 novembre 2017

Workshop avec France hervé



Du 23 au 27 octobre, les étudiants de VIA FERRATA ont participé à un Worshop intitulé Synergie créative entre les arts plastiques et les arts vivants, animé par France Hervé, chorégraphe, danseuse, comédienne et plasticienne.

Objectifs 
Prolonger - par le corps et dans l'espace - des recherches artistiques personnelles.
Incliner à l’amplitude corporelle et à l’approche de supports favorisant cette expansion.
Conjuguer les expériences individuelles dans un esprit d’équipe pour une présentation performative.

Les différentes propositions et ateliers de ce workshop ont été:
Le modeleur - modelé
Manifesto objet
Bascules d'espace
Revisite d'une oeuvre
Impromptus performatifs

Ci-dessous le descriptif de certains de ces ateliers : 

Manifesto objet - carte mémoire 
Chacun avait été convié à apporter à l’atelier un objet ou vêtement de son choix. Une improvisation individuelle s’en est suivie. Le but n'était pas de chercher quoique ce soit de spectaculaire en cette rencontre, plutôt de sonder pour soi-même tout ce qu'il était possible de trouver au travers ( son, odeur, texture, envers- endroit, utilité de base et autre utilisation possible, mouvement, déplacement et ré-invention de sa fonction). Deux jours plus tard, chacun s’est installé à terre avec feuilles de papier et médium libres. La proposition était d’entrer dans le microcosme de son propre objet. Revisiter les souvenirs de cette exploration pour laisser libre-cours à une manifestation graphique via empreintes, reproductions de sons, visions, enchaînement de gestes répétitifs, de prolongements dans l’espace.

Bascules d'espaces
Cette session s’est concentrée à considérer l’espace de l’atelier. Penser cet environnement de travail avec un regard neuf, en faisant le tour de son architecture intérieure, des espaces dans l’espace, des éléments solides manufacturés qui s’y trouvaient (parois sur roulettes, panneaux, tréteaux, châssis, chaises, escabeaux, tables...). Un même exercice fut donné à chaque groupe : créer une bascule de dimension provoquée par un simple déplacement d’objet. Là, il ne s’agissait plus de mettre son propre corps en lumière, mais de devenir invisible au service d’un autre acteur, l’élément concret.

Revisite d'une œuvre
Exercice collectif : Proposer une version performative d'une oeuvre picturale. Saint George terrassant le Dragon de Paolo Ucello ou Oedipe et le Sphinx de Gustave Moreau.

Compte rendu : France Hervé

Le site Internet de France Hervé en cliquant sur ce lien.

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22 novembre 2017

Rencontre avec Estefanía Peñafiel Loaiza


Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 14 novembre, ils ont rencontré Estefanía Peñafiel Loaiza.

Estefanía Peñafiel Loaiza est née en 1978 à Quito en Équateur. Après des études d’arts plastiques à la Pontificia Universidad Católica del Ecuador de Quito, elle poursuit en 2002 ses études d’art en France à l’ENSBA à Paris, puis termine par deux post-diplômes obtenus à l’ENSBA-Paris et l’ENSBA-Lyon.
Outre les expositions collectives auxquelles elle a participé, tant en France qu’en Équateur et dans d’autres pays depuis 2001, on note parmi ses expositions personnelles celles au FRAC Franche-Comté ( à rebours, Besançon, 2016), à la Maison Salvan ( casa tomada, Labège, 2016), CPIF ( fragments liminaires, Pontault-Combault, 2015) ; au Crédac ( l’espace épisodique, Ivry-sur-Seine, 2014) ; à la Villa du Parc ( la dix-huitième place, Annemasse, 2013) ; dans des centres d’art en Équateur, à Cuenca ( en valija, Sala Proceso, 2013) et à Quito ( exposición, Arte Actual, 2012) ; à Al Ma’mal ( la visibilité est un piège, Nuit Blanche, Jérusalem-Est, Palestine, 2012) ; à The Hangar ( no vacancy , Beyrouth, 2011) ; au Centre d’art Bastille ( à perte de vue , Grenoble, 2009), à la Galerie Alain Gutharc  (« sismographies, 2012 et  parallaxes, 2009). 


Elle a par ailleurs participé à plusieurs résidences, dont une avec Triangle France (Marseille) dans le désert du Tassili en Algérie, les autres à La Galerie à Noisy-le-Sec, à The Hangar à Beyrouth et au Centre photographique d’Île-de-France, à Pontault-Combault. Elle a par ailleurs réalisé plusieurs performances, notamment au Magasin (Grenoble), au BAL (Paris), au Wiels (Bruxelles) et à la Fondation d’entreprise Ricard (Paris). Elle a également bénéficié de deux commandes publiques en 2014 et 2015, l’une au collège « Barbara » à Stains (récoltes) et l’autre à Chazeleuze avec la DRAC Franche-Comté (oeuvreuses).
Ses oeuvres ont été, entre autres, acquises par le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Fonds national d’art contemporain, plusieurs Fonds régionaux d’art contemporain et la Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint-Denis.
Estefanía Peñafiel Loaiza vit et travaille à Paris. Elle est représentée par la galerie Alain Gutharc (Paris)




Photo 1 :
Sans titre (figurants), 2009
action, installation, archive, fioles en verre, gomme à effacer, journaux, liste, dimensions variables
Centre Culturel Suisse, exposition Usages du document"
© Marc Domage

Photo 2 :
Un air d’accueil, 2013-2015
série photographique, dimensions variables
 

Photo 3 :
La véritable dimension des choses  nº 1, 2011
compas, grain de maïs (40 x 20 x 4 cm)
Galerie Alain Gutharc, exposition sismographies
© Aurélien Mole



Le site Internet de Estefanía Peñafiel Loaiza en cliquant sur ce lien.


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20 novembre 2017

Visite de Fine Arts Paris



©Tanguy de Montesson

Les étudiants de VIA FERRATA ont visité Fine Arts Paris, le nouveau Salon des Beaux-Arts du 16e siècle à nos jours, au Palais Brongniart. Cette visite a été organisée et menée par Gabriel Battala, historien de l'art.

" Fort du succès rencontré par Le Salon du Dessin en tant que salon de spécialité, ses organisateurs proposent une nouvelle manifestation embrassant les différentes disciplines des Beaux-Arts.
Fine Arts Paris, mêlant dessin, peinture et sculpture, est un Salon (...) préservant l’esprit convivial et chaleureux du Salon du Dessin et s’ouvrant à tous les collectionneurs et amateurs d’art.
Fine Arts Paris réunit une trentaine de galeries renommées, françaises et internationales et présente des stands pluridisciplinaires de peintures, dessins et sculptures du 16e siècle à nos jours."


Le site Internet de Fine Arts Paris en cliquant sur ce lien.


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11 novembre 2017

Rencontre avec Laetitia Badaut Haussmann

Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 7 novembre, ils ont rencontré Laetitia Badaut Haussmann.

Laëtitia Badaut Haussmann vit et travaille entre Paris et Londres. 
Diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2006, elle est lauréate du prix AWARE 2017 (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions). 
Elle a intégré le programme de résidence du Pavillon au Palais de Tokyo en 2011-2012, et a été lauréate de la résidence de la Villa Kujoyama à Kyoto, Japon, en 2016 pour son projet LFCJP16. Elle a présenté un solo show à la FIAC / Secteur Lafayette au Grand Palais (2015). Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions solo ou collectives, parmi lesquelles la Maison Louis Carré avec Lab’Bel (FR), Syntax (Lisbonne, PT), FUTURA (Prague, CZ), MUDAM (LU), Centre Pompidou (Metz, FR), Hepworth Wakefield (G.-B.), @KCUA Gallery (Kyoto, JP), La Galerie (Noisy-le-Sec, FR), VIA FARINI (Milan, IT), Passerelle CAC (Brest, FR), Palais de Tokyo et MAMVP (Paris, FR), MRAC (Sérignan, FR), IAC (Villeurbanne, FR); MMSU (Rijeka, HR); Benaki Museum (Thessaloniki, GR); Gesso Art Space (Vienna, AT). 

LBH est représentée par la Galerie Allen à Paris où elle a récemment présenté une exposition personnelle.
 
Photo 1 :
Dernier été, 2017
21 x ballons gonflables en plastique, 51cm diamètre chacun. Edition de 5 ex + 2 AP
Courtesy of the artist and Galerie Allen, Paris

Vue d'exposition La politesse de Wasserman, curateurs Silvia Guerra et Laurent Fievet, Maison Louis Carré, Bazoches-sur-Guyonne, France
© Martin Argyroglo

Photo 2 :
L'Amour est plus froid que la mort n°4, 2017
acier et aluminium, velours, mousse, dimensions variables Courtesy of the artist and Galerie Allen, Paris
Vue d'exposition  "Scatered Disc", curateur Barbara Sirieix, Futura, Prague, République Tchèque

Photo 3 :  
DB/S 8, 2016
contreplaqué, dalles, colle, métal
400 x 105 x 270 cm
Courtesy of the artist and Galerie Allen, Paris
Production : Hepworth Wakefield
Vue d'exposition "Hämatli & Patriae", curateur Nicolo' Degiorgis, MUSEION, Bolzano, Italy

Le site de la Galerie Allen en cliquant sur ce lien.


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16 octobre 2017

Land Art en forêt de Fontainebleau



Les étudiants de VIA FERRATA ont profité d’une journée sur le site du Rocher Canon, dans la forêt de Fontainebleau, pour réaliser un travail artistique à l’aide des éléments naturels qu’ils ont dénichés sur place, s'initiant ainsi au Land Art.
Le Land Art est un mouvement artistique né à la fin des années 60 aux États-Unis. Les œuvres réunies sous cette appellation sont réalisées à l’aide de matériaux naturels (bois, terre, pierre, sable, eau, etc) et sont le plus souvent situées directement dans les paysages où elles sont réalisées. Exposées aux éléments et soumises à l’érosion du temps, elles subissent des modifications, allant parfois jusqu’à leur disparition, ne subsistant alors que des traces photographiques ou filmées.
Ces oeuvres  sont souvent gigantesques, comme Double Negative de Michael Heizer (1969-70), Spiral Jetty de Robert Smithson (1970), The lightning Field de Walter di Maria (1977), The Umbrellas (1987) ou Surrounded Islands (1983) de Christo et Jeanne-Claude. Un grand nombre d'artistes ont pratiqué ou pratiquent le Land Art. Parmi les figures majeures, citons également Richard Long, Andy Goldsworthy,  Nils Udo, Walter Di Maria, Robert Morris…











© Hugo Aymar

  
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14 octobre 2017

Visite du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris


Les étudiants de VIA FERRATA ont visité l'exposition permanente et l'exposition temporaire Médusa du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Cette visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.


Médusa, bijoux et tabous

" Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente MEDUSA, une exposition portant un regard contemporain et inédit sur le bijou, qui révèle certains tabous.
Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une oeuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif.

Mais il doit aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains d’avoir été réinventé, transformé et éloigné de ses propres traditions.
Dans la continuité des expositions collectives et transversales du musée, comme « L’Hiver de l’Amour », « Playback », « Decorum », MEDUSA entend interroger les frontières traditionnelles de l’art, en reconsidérant, avec la complicité des artistes, les questions de l’artisanat, du décoratif, de la mode, de la culture pop.
L’exposition réunit plus de 400 bijoux : réalisés par des artistes (Anni Albers, Man Ray, Meret Oppenheim, Alexander Calder, Louise Bourgeois, Lucio Fontana, Niki de Saint Phalle, Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald, Sylvie Auvray…), des bijoutiers d’avant-garde et de designers (René Lalique, Suzanne Belperron, Line Vautrin, Art Smith, Tony Duquette, Bless, Nervous System…), mais aussi des bijoutiers contemporains (Gijs Bakker, Otto Künzli, Karl Fristch, Dorothea Prühl, Seulgi Kwon, Sophie Hanagarth…) ou encore des joailliers (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane, Buccellati…), ainsi que des pièces anonymes, plus anciennes ou non-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Age, des bijoux amérindiens, du punk et du rap au bijou fantaisie…).
Ces pièces, connues et méconnues, uniques, multiples, faites à la  main, industriellement, ou par ordinateur, mélangent des esthétiques raffinées, artisanales, amateures, ou au contraire futuristes. Elles vont parfois bien au-delà du bijou et n’hésitent pas à explorer des usages inhabituels.
L’exposition s’articule autour de quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Chaque section part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire, et révéler, in fine, la force subversive et performative qui les sous-tend.
Une quinzaine d’installations d’artistes contemporains (Mike Kelley, Leonor Antunes, Jean-Marie Appriou, Atelier E.B., Liz Craft…) rythme le parcours en écho avec les sections de l’exposition. Les oeuvres présentées questionnent les problématiques du décor, et de l’ornement et ancrent notre relation au bijou dans un rapport élargi au corps et au monde. "


Le site Internet du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en cliquant ici. 


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06 octobre 2017

Rencontre avec Ann Guillaume


Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 3 octobre, ils ont rencontré Ann Guillaume. 

Fille d’archéologues, Ann Guillaume développe une pratique plastique tournée vers ce métier et tous les métiers qui étudient les liens qui existent entre culture et milieu. La recherche et l’enquête sont ses modes d’action. Partir d’un lieu qui a fait émerger un problème public, lui permet d’inventer des processus de projets. Une fois identifié il s’agit de monter une équipe pluridisciplinaire afin d’organiser une communauté d’intérêt prête à faire bouger les rôles, repenser les usages et l’imaginaire du lieu. Des situations apparaissent, et permettent alors de tester différents dispositifs qui favorisent des représentations. Valoriser ces expériences par différentes formes lui permet de faire un art qui se charge désormais d’inventer des nouvelles formes de commun.
Depuis une dizaine d’années elle pratique cette forme de co-production sur le terrain avec : des archéologues (l’INRAP et le SRA – Paris), des anthropologues (l’EHESS), des historiens de techniques (CNAM Paris), des chercheurs en sciences appliquées (l’INSA – Rouen), des designers (l’ENSCI-Paris), des web designers (Médialab de Science-Po-Paris) des écoles d’art (Beaux arts – Villa Arson, Dijon…). Depuis 2016 et ce jusque 2019, elle est en doctorat en Anthropologie -art et langage à l'EHess et à la Villa Arson pour le programme du troisième cycle.


image 1 : Lieux dit le Temple en collaboration avec les Etablissement Tourneux

image 2 : KranK : En collaboration avec la compagnie Pardes Rimonim

Le site Internet de Ann Guillaume en cliquant sur ce lien.


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03 octobre 2017

Zoom sur Hugo Aymar, le photographe de VIA FERRATA

Refugee Crisis, Aux portes de l'Europe  © Hugo Aymar

Tout au long de l'année, Hugo Aymar suit la deuxième promotion de VIA FERRATA. Il rend compte de l'actualité de la classe préparatoire et capture également les recherches, les découvertes et l'évolution des 25 étudiants.

Hugo Aymar est un photojournaliste français indépendant diffusé par l'agence Haytham Pictures. Il travaille pour la presse nationale et internationale (Publications dans Le Monde, Libération, l'Humanité, La Croix, Le Figaro, Pèlerin, Grazia, Les Dossiers de l'Actualité, Der Spiegel, De Standaard Weekblad, Sunday Times, Vice). 
Hugo Aymar travaille également sur des projets personnels, dans un style documentaire. Après un travail au long court sur la crise des réfugiés en Europe, et plusieurs voyages sur la route des Balkans, il a entamé un travail documentaire sur le 19ème arrondissement de Paris et les communautés qui le compose. "
 



 
À travers les yeux de Bakari, 19ème arrondissement  © Hugo Aymar

36°C, 19ème arrondissement  © Hugo Aymar
 
Le Site Internet de Hugo Aymar en cliquant sur ce lien


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29 septembre 2017

Visite du Centre Pompidou



Les étudiants de VIA FERRATA ont visité les collections modernes et contemporaines du Centre Pompidou. Cette visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.

" La collection moderne (de 1905 aux années 1960) est composée de plus de 7000 œuvres, couvrant les champs des arts plastiques (peintures, sculptures, objets) réalisées par 1535 artistes dont la date de naissance est antérieure à 1920, ainsi que plus de 800 œuvres anonymes d’art primitif.
Ces œuvres sont présentées au 5e étage des collections permanentes par rotation, dans un parcours commençant historiquement au début du 20e siècle et de la révolution fauve.
La collection moderne comprend des ensembles d’œuvres majeures de toutes les grandes figures de l’art moderne et issus des mouvements fondateurs de la modernité, d'Henri Matisse, Pablo Picasso, Georges Braque, Constantin Brancusi, Robert et Sonia Delaunay, Fernand Léger, Raoul Dufy, Juan Gris, Marcel Duchamp, Henri Laurens, Jean Arp, Vassili Kandinsky, Frantisek Kupka… La reconstitution de l’atelier d’André Breton - une « collection dans la collection » et lieu d’inspiration intellectuelle - constitue un point d'orgue du parcours du musée autour du surréalisme. Enfin, la période de l'après-guerre est également bien représentée au travers de mouvements tels que l’art informel (Jean Dubuffet, Jean Fautrier…), l’abstraction lyrique, CoBra…

Les œuvres de la collection, émanant d’artistes nés après 1920, constituent un ensemble de peintures, sculptures, dessins, photographies et installations faisant également appel aux nouveaux médias.
Constituée au moment où le Musée national d’art moderne rejoint l’enceinte du Centre Pompidou, la collection comporte plus de 2000 œuvres de 750 artistes dont les figures historiques sont Francis Bacon, Mark Rothko, Yves Klein, Jean Tinguely, Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Andy Warhol, Joseph Beuys, Christian Boltanski, Annette Messager ou Bill Viola… et qui retrace certains grands mouvements. "
 

Le site Internet du Centre Pompidou en cliquant sur ce lien.




© Hugo Aymar 

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27 septembre 2017

Rencontre avec Élvire Bonduelle

 
Relax Max, métal peint, 140 et 120 x 45 x 45 cm, production La KunstHalle de Mulhouse, 2016 

Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Aujourd'hui, ils ont rencontré Élvire Bonduelle.

" La pratique d’Élvire Bonduelle est tout entière orientée vers une exigeante quête du bonheur à laquelle elle s’astreint avec toutes sortes d’outils, dessin, sculpture, vidéo et bientôt peinture.
Pour Élvire Bonduelle, l’art peut être joli, léger, mais pas frivole ; une vraie autorité émane en réalité de son œuvre. Diplômée de l’Ensba Paris en 2005, elle a décidé de plier sa vie à l’exigence d’un bonheur optimiste, à l’encontre du mythe de l’artiste maudit et malheureux. Elle parle de « sculpture de soi ». Sa fraîcheur revendiquée vient de là, mais n’existerait pas sans la conscience de la difficulté de l’existence – ce n’est pas possible d’être seulement sérieux.
Il est tentant de rattacher l’œuvre d’Élvire Bonduelle à l’histoire de l’art. Ses objets rappellent parfois les formes de l’art minimal, comme Wood is Good (2012), un fauteuil en bois articulé par des charnières, que l’on peut déplier jusqu’à le mettre à plat. Donald Judd fait partie des artistes qu’elle admire le plus, avec Sol Le- Witt, et Bruce Nauman qui la fascine par les paradoxes qu’il met en œuvre dans ses vidéos. Mais la notion d’ornement est aussi très présente dans son travail, et elle cite volontiers les écrits de William Morris et le mouvement Arts and Craft. On pense à l’humour et à la malice de François Morellet, aux collections d’images absurdes de Taroop & Glabel, aux constructions irréelles d’Andrea Zittel. La pratique d’Élvire Bonduelle échappe aux catégories, elle est surtout intuitive, et se glisse dans le cours de l’histoire en empruntant ses contradictions.

Dans son programme, elle s’est elle-même proclamée, il y a quelques années, « dictatrice du bonheur », grimée avec des mous- taches d’Hitler... roses. Elle a fabriqué des instruments pour être heureux, un Sèche-larmes ou un Tire-bouche, qui ressemblaient à des instruments de torture, ou plutôt aux machines malicieuses que Jacques Tati a filmées d’un œil tendre et amusé. Puis elle a inventé des Cales pour que l’on puisse s’installer confortablement dans la vie, morceaux de mousse couverts de tissus peints en imitation bois ; ce sont des sièges-lits-chauffeuses modulables en fonction de l’espace et des corps. Il y a beaucoup de chaises dans l’œuvre d’Élvire Bonduelle, en particulier des Rocking-chairs et des Rocking-transats, parce qu’on peut s’asseoir dessus pour regarder le monde. En résidence au Canada, elle a décidé de réaliser elle-même une paire de Berceuses (en canadien : fauteuil à bascule), comme il en existe là-bas dans les jardins devant les pavillons de banlieue. Elle a ensuite décliné cette idée en différentes variantes plus ou moins reconnaissables et praticables, en métal ou en bois. Il y a peu de temps qu’elle délègue la production de ses œuvres ; elle les a longtemps fabriquées elle-même, pour la « tendresse du bois », et l’intimité avec les matériaux qui se tisse quand on les travaille de près.
Quelque chose la fait rêver – entre le rêve et le cauchemar – dans les paysages des banlieues pavillonnaires où elle part souvent se promener en voiture pour observer toutes sortes de détails architecturaux, fantaisies dans ce monde trop normé. Une série est née de ces dérives suburbaines, les Dessins à la règle. Elle les poursuit depuis 2007, régulièrement, comme des respirations; elle en a même fait des livres. À sa table de travail, elle trace une ligne avec un double décimètre, et d’une traite, en improvisant, laisse venir à sa mémoire des formes et des couleurs. C’étaient d’abord des intérieurs, à l’époque où elle n’avait pas vraiment d’atelier pour travailler, puis des pavillons de banlieues (maison, voiture, chien), parfois aussi des demeures monumentales. Quelques rehauts de couleurs soulignent les profondeurs. La dernière série s’intitule les Vertus; Élvire Bonduelle a rêvé d’un promoteur immobilier qui demanderait à chaque propriétaire quelle vertu il voudrait voir inscrite sur sa maison : « Calme et sérénité », « Paix / Peace / Friede », peut-on lire à un balcon, sur des volets ou sur un toit.

Car Élvire Bonduelle aime les mots. Elle écrit des chansons légères et entêtantes dont les paroles sont un peu « l’esprit de ses œuvres ». Depuis longtemps, elle lit le Monde, « un peu comme [elle] ferait sa prière ». C’est parce que cette lecture était trop violente qu’elle a conçu le meilleur Monde, édition spéciale du quotidien, réalisée en trois mois au cours desquels elle a découpé et rassemblé exclusivement les bonnes nouvelles (et qui n’a rien de l’atmosphère terrifiante du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley). El Païs l’a invitée à créer de même El mejor Païs, juste au moment, et c’était un hasard, où le mouvement des Indignados s’est déclaré à Madrid. Elle a distribué ces journaux de bonnes nouvelles dans la rue, au cours de quelques performances.
Dans les arènes d’Arles, elle donnait aussi aux passants ses parapluies-ombrelles en couvertures de survie, petits modules portatifs de bonheur, protégeant du soleil et de la pluie ; El- vire Bonduelle les a créés pour l’exposition To the Moon via the Beach qui était organisée par Philippe Parreno et Liam Gillick. Ils s’intitulent Modules lunaires individuels, d’après les LEM (Lunar Excursion Module), vaisseaux qui ont permis aux astronautes de descendre de leur fusée pour marcher sur la Lune. Ce contexte d’une exposition collective conçue par des artistes, Élvire Bonduelle en est familière ; elle-même joue (dans une moindre mesure) régulièrement le rôle de commissaire d’exposition pour partager des connivences artistiques.
Aujourd’hui elle a décidé d’apprendre la peinture à l’huile. Elle a commencé par faire fabriquer des châssis en forme d’arcs en plein cintre, dont elle a assumé les finitions. Un petit retable qu’elle vient d’achever avec des chutes de bois est accroché au mur de son atelier. C’est la question du sacré qui l’intéresse dans ces objets, pas celle de la religion mais une forme encore plus grande d’intimité avec les objets. Selon ses propres termes, elle allie l’art et la vie, le fonctionnel. "

Texte : Anaël Pigeat, Introducing Élvire Bonduelle, Art press N°397, février 2013

image 2 :
Vue d'atelier avec Red Bush, acrylique sur toile, 190 x 145 cm, 2016 
image 3 :
Moulures, polystyrène et résine peinte, dimensions variables, Mac Val, 2015 et
Individual LEM, parapluie en couverture de survie, Production Fondation LUMA, 2012
  
Le site Internet d'Élvire Bonduelle en cliquant sur ce lien.

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15 septembre 2017

Rentrée scolaire 2017 / 2018


Le lundi 11 septembre 2017, la nouvelle promotion de VIA FERRATA, la classe préparatoire publique aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique intégrée à l'école des Beaux-Arts de Paris, a fait sa rentrée scolaire.

Les 25 étudiant(e)s de cette nouvelle promotion sont âgés de 18 ans à 21 ans, ils viennent d’Ile de France, d’Amiens, de Bordeaux, de Tours, mais aussi de Roumanie, du Mexique, d’Autriche et de Suisse. Ils ont été accueillis dans la salle du conseil par le directeur de l’École, Jean-Marc Bustamante, la directrice adjointe, Patricia Stibbe, la directrice des études, Joan Ayrton, l’historienne de l’art  et responsable du service des collections de dessins, Emmanuelle Brugerolles, et par toute l’équipe pédagogique de la classe préparatoire.

Ils ont découvert tout au long de cette journée les lieux où vont se dérouler leurs cours : amphithéâtre du Murier, amphithéâtre de Morphologie, pôle numérique, service des collections, bibliothèque et médiathèque, ainsi que l’atelier de pratique artistique dédié à la classe préparatoire à Saint-Ouen.

Une nouvelle année débute, elle sera riche de découvertes, d’expérimentations, de réalisations, de projets, de visites, de difficultés et de réussites !  









Photos : Hugo Aymar


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11 juillet 2017

Promotion 2016/2017 : Résultats des concours d’entrée dans les écoles d’art

   © Anthony Micallef

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20 juin 2017

Portes ouvertes VIA FERRATA



VIA FERRATA ouvre les portes de son atelier de Saint Ouen 
et expose les travaux de ses étudiants.
Vernissage le jeudi 22 juin 2017 à partir de 15h.
Portes ouvertes le vendredi 23 et le samedi 24 juin 2017, de 10h à 17h.

CAP SAINT-OUEN, 126 rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen



Les portes ouvertes de l'École des Beaux-Arts de Paris auront lieu du 29 juin au 2 juillet. Le programme est à retrouver sur ce lien.


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15 juin 2017

Discussion avec les étudiants

Dépôt des dossiers artistiques, Beaux-Arts de Paris. © Anthony Micallef 

L'année scolaire 2016/2017 se termine pour la première promotion de VIA FERRATA. L'occasion d'une courte interview croisée avec certains étudiants.


Les concours d’entrée dans les écoles sont pour la plupart terminés cette année, peux-tu nous dire lesquels tu as tentés et comment ils se sont déroulés pour toi ? 


Raëd : J'ai demandé 5 écoles : ENSAD Paris, ESADSE (Saint-Etienne), les Beaux-Arts de Lyon, TALM et EESAB. J'ai été admissible aux trois premières, quant aux deux autres, l'admissibilité était directe. J'étais très confiant en mes capacités à l'oral et j'avais un peu peur des épreuves sur table. Finalement, ce fut l'inverse.
 
Pauline : Tours, le Mans, Lyon, Cergy et Paris. Tout s'est très bien passé. Mais c'est beaucoup d'organisation et de temps car il faut s'y déplacer, prévoir pour dormir etc. J'ai eu la chance d'avoir mes parents pour m'accompagner avec la voiture car mon dossier était très lourd et encombrant.   
Sinon c'est toujours très agréable de passer les concours, il faut y aller avec l'esprit positif, assuré, être content d'y être. 


Angela : La HEAR Strasbourg, les Beaux-Arts de Paris, de Cergy et de Lyon. Mes concours se sont globalement bien passés, la plupart des membres du jury étaient bienveillants et mettaient en confiance. Les épreuves n'étaient pas aussi compliquées que je l'aurais cru. 


Lucie : J'ai passé Les Arts décoratifs de Paris, les Beaux-Arts de Toulouse, les Beaux-Arts de Bordeaux ainsi que La HEAR (Strasbourg et Mulhouse). L'ENSAD était mon premier concours et le plus stressant. Je me suis laissé déborder, je l'ai loupé.
 Les concours pour l'ISDAT et l'EBABX se sont très bien passés. Les épreuves écrites ne sont pas vraiment mon truc mais je m'en suis bien sortie et les oraux se sont très bien déroulés.


Majorva : J'ai tenté le concours de L'EMCA à Angoulême (école d'animation 2d et 3d) et celui de la Waide Somme (école d'animation 3d reliée aux Beaux-Arts d'Amiens). Ça s'est plutôt bien passé, les épreuves écrites étaient très denses. 

Tatiana : J'ai tenté la HEAD Genève, les Arts décoratifs de Paris, la HEAR Mulhouse, TALM Angers et les Beaux-Arts de Paris. J'ai passé tous les oraux sauf celui de Paris. Les épreuves se sont super bien déroulées, en dehors de l'ENSAD où c'était vraiment les montagnes russes : je pensais avoir raté l'oral, mais finalement j'ai été admise ! 



Qu'est-ce qu'il y avait dans le dossier artistique que tu as présenté ? Quelles problématiques et quels médiums as-tu utilisé cette année ?
 
Willy : Il y avait des dessins, de la gravure, de la poésie, des créations sonores, des peintures et des traces diverses de mes performances. 


Pauline : Je me suis penchée sur des questions liées à la démographie, au nombre d’êtres humains recensés, sous un aspect faussement scientifique. Mais j'ai également travaillé sur des objets détournés. J'ai essayé de varier au maximum les médiums. Vidéo, installation, bricolage, peinture. La question de la présentation est à prendre très au sérieux et assez rapidement au début de l'année, elle passe vite et cela demande beaucoup de temps. La présentation peut faire la différence.  


Angela : Dans mon dossier artistique il y avait des peintures, des carnets, des photos et des sculptures. J’ai essayé de varier les techniques pour que mon dossier ne soit pas linéaire. Je me suis concentrée sur la question de l'identité, des origines familiales, lorsque que l’on n’habite pas dans le pays de ses origines. La construction de cette identité dans un pays étranger et ce que cela engendre. 


Méline : Mon dossier artistique comportait majoritairement des photos d'installations (en plein air ou dans des endroits clos). Je me suis interrogée sur la présence de l'individu. Dans mon travail, le corps est uniquement suggéré par des vêtements ou des silhouettes. J'ai expérimenté différents médiums comme la peinture sur papier bulle, le dessin au fusain, la peinture, la photo et la vidéo. 

Majorva : Pour l'EMCA, j'ai composé avec la contrainte des dossiers d'animation qui ont tous à peu près la même structure tout en devant refléter un univers personnel. Dans le mien il y avait surtout de l'observation (des gens, modèles vivants, mains, vélos, animaux, lieux..). Néanmoins avec mon projet de film j'ai pu montrer un peu mon style et les thèmes qui me tenaient à cœur. Cette année je me suis questionnée sur le mouvement, notamment dans certains sports de combats comme la boxe. Et à travers le sport j'ai voulu parler du dépassement de soi. 


Les concours nécessitent de présenter à l’oral ces travaux artistiques devant un jury, quel est ton souvenir le plus marquant lors de ces oraux ?

Willy : Lorsqu'un professeur m'a dit "à l’année prochaine" à la fin de l'un de mes oraux. 

Pauline : De voir un réel engouement de la part des jurys face à mon travail. Capter leur intérêt, dialoguer avec eux est pour moi une des finalités importante de cette année. 


L’année a été très dense. Pas trop éprouvante?

Pauline : Elle a été très dense oui, mais dense de ce qui nous anime, nous passionne, avec un objectif à la clé. On ne fait jamais trop de sacrifice pour une année comme celle-là, qui passe à vitesse grand V ! Il faut carburer dès le début et ne pas se relâcher.  

Lucie : Je suis bien fatiguée, mais pas le temps pour des vacances : je dois travailler pour payer mes études à.... Bordeaux, puisque je suis admise aux Beaux-Arts de Bordeaux!  

Tatiana : Je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer. 

Raëd : Si, complètement. Mais je recommencerai demain si c'était possible. 


VIA FERRATA est intégrée aux Beaux-Arts de Paris, est-ce que cela t’as permis de rencontrer les acteurs de l’école ou de participer à des projets spécifiques ?

Willy : Oui, on a pu visiter les lieux de présentation des collections d’œuvres appartenant aux beaux-arts, rencontrer d'anciens étudiants de l’école, ainsi que certains professeurs, visiter des ateliers et assister à des conférences. 

Pauline : VIA FERRATA a cet avantage : on a pu assister à des cours donnés par des professeurs de l'école des Beaux-Arts notamment en cours de modèle vivant et en culture artistique. 

David : Le fait que la prépa soit intégrée aux Beaux-Arts de Paris m'a motivé pour atteindre mon objectif (réussir le concours d'entrée en première année) et permis d'affiner mon goût et mon orientation artistique en fréquentant la salle de morphologie et l'environnement général de l'École. 

Méline : VIA FERRATA m'a permis d'assister à des conférences de Didier Semin sur l'Histoire de l'Art et de rencontrer des professeurs chef d'atelier ainsi que leurs élèves, qui nous ont expliqué leur travail.


Quel est ton souvenir le plus marquant de l’année ?

Raëd : C'était aux alentours de janvier/février, le rush de l'année. Le dernier oral blanc que j'ai passé avec des profs. Je n'étais ni prêt, ni concentré. Après avoir échoué à expliquer mon travail, j'ai eu droit au sermon. Le plus pénible c'est lorsque l'un des jurys m'a questionné sur ma motivation. "Qu'est-ce que tu fais ici ?" Une question très simple à laquelle je n'arrivais pas à répondre. Le jury m'a libéré et j'ai pu aller me "réfugier" dans un coin. J'étais tellement à bout que je me souviens avoir pensé "Je déteste ces études". C'était un moment vraiment difficile, les études d'art vous pousse à travailler sur vous-même, ce que vous pensez, ressentez... 

Majorva : La rencontre avec Joan Sfar! Il m'a dit : "Si tu veux faire des films, fais des films". Un conseil qui a eu une résonance particulière pour moi. C'était vraiment bien de pouvoir lui montrer nos dessins et de savoir que les Beaux-Arts de Paris sont ouverts à la BD. 

Lucie : Le jour où nous avons été faire du Land Art en forêt de Fontainebleau. C'était au début de l'année et ça nous a permis de nous découvrir vraiment.

Méline : La visite au Palais de Tokyo, lorsque j’ai découvert l'artiste Tino Sehgal. Je n'avais jamais vu de performance, et c'était une expérience sociale assez intense, qui mettait le spectateur, les rapports humains au centre de l'œuvre. Cette exposition a enrichi ma réflexion autant sur le médium que sur la place du spectateur dans l’œuvre d’art.


Si tu devais résumer ton année en un (ou quelques) mot(s) ?

Angela : Expérimentale, enrichissante.

Pauline : Ascension.

Méline : Ascenseur émotionnel.

Majorva : Compliquée à certains moments, mais ça m'a fait grandir. Le cadre et l'immersion poussent à une productivité constante, je n'y étais pas du tout habituée. J'ai  beaucoup appris sur moi-même et sur le monde de l'art. 

David : Une année formidable comme je l'avais imaginé avant d'intégrer la classe préparatoire.

Tatiana : Liberté, cohésion, heureux. 

Lucie : Béquille.

Raëd : Je me suis trouvé, réellement. Je crois qu'il n'y a pas plus précieux lorsqu'on a 20 ans.

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Raëd, admis à l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne et à l'École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers.

Pauline, admise à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, à l’École Nationale Supérieure de Nantes Métropole et à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Tours.

Angela, admise à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Willy, admis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, à l’École Nationale Supérieure de Nantes Métropole, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts du Mans et à la Villa Arson à Nice.

Majorva, admissible à l’École des Métiers du Cinéma d’Animation d’Angoulême et en attente de réponses pour des BTS en dessin d’animation.

Lucie, admise à l’École d’Enseignement Supérieur d’Art de Bordeaux.

Tatiana, admise à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, à la Haute École d’Art du Rhin de Mulhouse, à la Haute École d’Art et de Design de Genève et à l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers.

Méline, admise à l’École Nationale Supérieure de Nantes Métropole et à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges.  

David, admis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.


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