31 mars 2017

Instantanés niçois

La période des concours d'entrée pour les écoles d'art a débuté. Certains étudiants de VIA FERRATA étaient à Nice pour passer celui de la Villa Arson.

© Anthony Micallef


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29 mars 2017

Article paru sur Le Monde.fr / Campus

From Here to Ear, Céleste Boursier-Mougenot, Beaux-arts de Paris, 2002. © MAXIMILIEN LAMY / AFP

 

Très attractives, les écoles d’art deviennent plus sélectives

 

Alors que de nombreux candidats passent aujourd’hui par des prépas, la cinquantaine d’établissements d’arts plastiques tente toutefois d’assurer de la diversité dans leur recrutement.

En cette fin de mois de mars, l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes (Esban) est en pleine ébullition, période de recrutement oblige. Entre le concours d’entrée en première année, les commissions d’admission en deuxième année ou au niveau master, « ça coince un peu cette semaine », sourit Christelle Kirchstetter, la directrice générale de l’école. D’autant plus qu’un nombre croissant de candidats se présente d’année en année : « Plus de 50 % sur trois ans. » Rien que pour la première année, ils sont 140 candidats… pour trente places. Malgré la forte sélection qui s’impose, « notre ambition est de continuer à conjuguer bienveillance, diversité et excellence de nos élèves », résume-t-elle.

Conjuguer diversité et excellence, la question taraude la cinquantaine d’écoles supérieures d’art qui dépendent du ministère de la culture, communément appelées beaux-arts. Des écoles diverses et variées, tant en termes de profil (trente-quatre écoles « territoriales » financées par les collectivités, onze écoles « nationales »), que de taille ou de notoriété, qui forment aujourd’hui quelque 11 000 étudiants. A l’issue d’une sélection souvent aussi intense que bien d’autres grandes écoles.

Les taux d’admission en première année sont par exemple de 21 % à Nîmes, 45 % à Limoges, 30 % à Clermont Ferrand 20 % à Nancy 18 % à Dijon, 12 % à Paris, 10 % à Lyon, 8 % à Strasbourg et Mulhouse, etc. Et seulement 3,5 % des candidats sont finalement admis aux prestigieux arts décoratifs à Paris (Ensad). A titre de comparaison, ils sont 14,5 % parmi ceux qui passent le concours de Sciences Po.

 

Des écoles « qui ne font plus peur »

En cause, une augmentation du nombre de candidats ces dix dernières années, expliquent les directeurs d’écoles. Tant auprès des écoles que du ministère de la culture, Le Monde n’a pas été en mesure d’obtenir des données complètes illustrant cette hausse des inscriptions. Mais « depuis que les écoles d’arts sont entrées dans le système européen LMD [licence, master, doctorat], nos formations ne font plus peur aux parents, assure Emmanuel Tibloux, directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (Ensba) et président de l’association qui regroupe toutes ces écoles (l’Andea). Elles se sont normalisées aux yeux de la population, créant un appel d’air ».

L’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés aurait aussi joué, entre autres portée par le développement de la spécialité design dans les écoles. « La valorisation de la créativité et de l’innovation dans les discours dominants » a fait le reste.

Aujourd’hui directeur artistique et plasticien, Camille, 32 ans, est un ancien des arts déco, d’où il est sorti en 2012. Il se souvient que « le concours pour y entrer était si technique que le passage en prépa était quasi obligatoire ». Il choisira l’une des deux prépas privées les plus connues en France, et paiera les 6 000 à 7 000 euros d’inscriptions nécessaires.


Passage par la case prépa

A la fois cause et conséquence de la hausse du nombre de candidats, le passage par la classe prépa a en effet tendance à se généraliser chez les candidats, et donc chez les admis, des écoles d’arts plastiques. De 15 % du total des élèves pour les moins concernées, jusqu’à près de 80 % pour les formations les plus demandées : comme à l’Ensba de Lyon, aux arts déco ou aux beaux-arts de Paris. « On n’entre pas à l’Ecole normale supérieure sans avoir fait hypokhâgne ou khâgne, ni dans les grandes écoles scientifiques sans être passé par “maths sup-maths spé” », justifie Didier Semin, le directeur des études des beaux-arts de Paris.

La classe prépa, comme son équivalent Manaa (mise à niveau en arts appliqués) pour les écoles d’arts appliquées, sert aussi à combler le manque de culture et de pratique artistique des bacheliers, selon certains directeurs d’école. En cause, la place réduite et le peu d’importance accordée à l’art dans l’enseignement secondaire, plaident-ils.

Alexia, aujourd’hui designeuse de 28 ans à Paris, est passée par l’Ecole supérieure d’art et de design d’Amiens (ESAD). Mais, sortant d’un bac S, elle « ne connaissait rien au monde de l’art, (…) l’année de préparation [privée pour elle aussi] permet d’acquérir les bases d’histoires de l’art, de la curiosité et de la pratique pour pouvoir présenter un book cohérent et répondre aux exigences de connaissances demandées aux concours ».
  

Uniformisation des candidatures et des profils

Cette progressive généralisation d’une année de préparation à des concours dont les places sont devenues chères, ne se fait pas sans poser une question de fond aux écoles : celle du risque d’une uniformisation des candidatures et des profils préformés dans les mêmes établissements privés, souvent situés dans les grandes villes.

« Il y a quelques années, beaucoup de jurys se plaignaient de recevoir toujours le même type de dossiers, les mêmes explications, de la part des élèves des classes privées », se souvient Estelle Pagès, directrice des études d’arts plastiques à la Haute école des arts du Rhin (HEAR), situation qui « s’est toutefois améliorée depuis ». Alors que nous « cherchons des profils riches, des personnalités, des singularités artistiques en devenir », rappelle-t-elle.

C’est entre autres pour cette raison que les écoles supérieures d’art se sont rapidement investies dans le développement des classes préparatoires publiques, dont les coûts d’inscription sont de quelques centaines d’euros. « Les directeurs pédagogiques de ces prépas sont beaucoup plus en lien avec les écoles d’arts, connaissent leurs attentes », explique Estelle Pagès. Aujourd’hui à la HEAR, si la moitié des élèves est passée par une classe prépa, ils sont issus à parts égales de prépas privées et de prépas publiques. Une bonne performance de ces dernières vu leur nombre.

« Avec dix-neuf classes aujourd’hui, pour quelque 450 élèves, elles deviennent une vraie alternative aux privées », veut croire Emmanuel Hermange, président de l’association nationale des classes préparatoires publiques aux écoles supérieures d’art. Elles restent cependant très minoritaires en termes d’élèves concernés : les deux prépas privées les plus connues brassent à elles seules plus de mille élèves par an.

Organiser la diversité

La classe préparatoire des Arcades, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qu’Emmanuel Hermange dirige ne désemplit pas : « On est passé de 200 candidats il y a cinq ans, à 370 en 2015. » Conséquence de ce succès porté par de bons taux de réussite des prépas publiques : la sélection pour entrer va d’« un admis pour cinq candidats à un pour dix selon les établissements ». Le nombre de prépas publiques pourrait atteindre vingt-cinq établissements à l’horizon 2025. La petite dernière, Via Ferrata, a ouvert ses portes aux beaux-arts de Paris à la rentrée.
« Il y a un souhait global dans les écoles de diversifier les origines sociales et les profils des étudiants » résume Emmanuel Hermange. Toutes les écoles interrogées confirment cette tendance. « On réfléchit à permettre, dans le futur, aux prépas publiques de sélectionner entre zéro et quatre élèves de leur effectif, à qui l’on dispenserait le passage de nos épreuves d’admissibilité », commente ainsi Emmanuel Fessy, directeur des études de l’Ensad. Il voit dans ces prépas publiques, réparties sur tout le territoire, aussi une manière de diversifier géographiquement son recrutement.

Afin de diversifier les profils, les écoles d’arts plastiques publiques s’attachent aussi à maintenir, voire à augmenter, le nombre de candidats autorisés, par dérogation, à passer les concours d’entrée sans le bac. Mais aussi à développer les passerelles ou voies d’accès à ceux ayant déjà eu un parcours dans le supérieur.

« Il ne faut pas oublier que l’année supplémentaire que constitue la prépa peut faire peur aux familles les plus modestes, explique Muriel Lepage, directrice de L’Ecole supérieure d’art de Clermont Métropole, où 58 % des élèves sont boursiers. Aujourd’hui 95 % des artistes et designeurs sont formés par une école. Assurer la diversité dans les écoles aujourd’hui, c’est donc aussi diversifier l’art et le monde de demain. »
Par
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28 mars 2017

Visite du BAL

Les étudiants de VIA FERRATA ont visité Le BAL et l'exposition Again and again de Stéphane Duroy. Cette visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.

Le BAL, lieu indépendant dédié à l’image-document contemporaine, situé dans le 18è arrondissement de Paris (Place de Clichy), tient son nom d’un ancien établissement de plaisir, un "hôtel d’amour" contenant une salle de bal et un cabaret construit dans les années 1920. Cet endroit, retrouvé à l'état de friche en 2007, a fait l’objet d’une restructuration conséquente par les architectes Caroline Barat et Thomas Dubuisson.
Né du désir de créer une plate-forme d’exposition, de production, d’édition et de pédagogie par Raymond Depardon et Diane Dufour, LE BAL dispose d’une salle d’exposition sur deux niveaux (rez-de-chaussée et sous-sol), d’une librairie et d’un restaurant. Depuis 2010, il propose des projets curatoriaux hétérogènes interrogeant différents aspects de notre société, relançant les débats sur les relations de visibilité et de lisibilité d’une époque complexe aux géographies multiples. S’agissant de photographies, d’éditions, de nouveaux médias, de films vidéo ou de cinéma, les expositions du BAL dévoilent les "écritures du réel". Chacune, accompagnée d’une programmation de projections, de rencontres et de conférences, se fait l’écho des turbulences de ce monde du point de vue des artistes engagés dans les entrelacs du politique et de l’esthétique.



Depuis le mois de janvier, une partie de l'Œuvre du français Stéphane Duroy succède à la magistrale exposition Provoke qui révélait les interventions artistiques et citoyennes contestataires du Japon des années 1960 à travers les trois numéros de la revue éponyme. Par contraste à celle-ci, loin du bruit révolutionnaire et des mouvements de foule, cette exposition reflète les relations intrinsèques de la photographie au réel à partir de celui qui saisit les traces d'un passé marqué à jamais par les conflits et les désillusions du XXème siècle de part et d'autre de l'Atlantique. En effet, s'il se considère plus lucide que pessimiste, Stéphane Duroy a une conscience aiguë de l'histoire contemporaine, de son imbrication avec les récits individuels et du devoir collectif de mémoire. La singularité de son regard sur le monde l'éloigne rapidement des conventions de la pratique photographique journalistique, et, ce, bien qu'il soit reconnu comme photo-reporter. De ce fait, il devient opportun de signifier la difficulté d'écrire l'histoire avec la photographie qui est "l'écriture de la lumière" .

Alors, avec les étudiants, nous avons retrouvé le chemin de ce photographe atypique (volontairement provocateur avec le médium) dans une Europe dévastée par les deux guerres mondiales, une guerre froide, une descente économique jusqu'à la misère de nombreux ouvriers anglo-saxons de l'ère thatchérienne. Nous avons étudié les particularités de composition, l'attitude physique du photographe - indiquant la nature horizontale et émotionnelle de son rapport au monde - ainsi que l'accrochage. De plus , les qualités plastiques de quelques tirages en n&b et sa façon de traiter ceux en couleur laissant percer le rouge vif des douleurs de notre époque nous a aussi permis de déceler son intérêt pour l'Histoire de l'art, précisément la peinture à laquelle il se réfère constamment.
De la chute du Mur aux mines de charbon et ses mineurs, le silence pèse comme un couvercle !


Avec la collaboration du scénographe-régisseur, Cyril Delhomme et des curatrices Diane Dufour (directrice) et Fanny Escoulen, Stéphane Duroy nous plonge dans une ambiance contrastée sur les deux plateaux du lieu. Ainsi, à la dialectique de la présence/absence esquissant par la même l'influence brechtienne au rez-de-chaussée, nous sommes retrouvés au sous-sol pour découvrir un travail de peinture, un Work In Progress. Cette partie de l'exposition montre ce qui se joue et se rejoue du côté de l'Amérique et surtout ce que Stéphane Duroy tente de déjouer en tant qu'artiste. Alors que nous avions appris des quarante années d'un travail photographique soigneusement sélectionné, nous faisant pénétrer dans la "substantifique moelle" de ses préoccupations, nous avons découvert une réalisation plastique tout en prodigalité à partir de cent exemplaires récupérés de son ouvrage Unknown.Cette remarquable édition de photos traitant de l'exil, du nomadisme et du revers de l'"american dream" (parue en 2007) s'appréhende dans la droite ligne d'un Robert Frank et d'un Walker Evans.
Cependant, si l'œuvre photographique de Stéphane Duroy est de faire "silence lorsqu'elle fait image", le dispositif installé en sous-sol est, quant à lui, "très bavard" selon Annabelle Grailhe et quelques autres étudiants. Soulignant l'audace et la radicalité du plasticien de reconsidérer son œuvre plutôt que de la gérer, les jeunes artistes ont été malgré tout peu convaincus par le déploiement des exemplaires retravaillés dans cet espace visuel et sonore. 
Les Tentatives d'épuisement d'un livre aiguisent les esprits critiques ...
Texte : Daphné Brottet
Photos : © Anthony Micallef

Le site Internet du BAL en cliquant ici.


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20 mars 2017

Visite du Musée d'Orsay



Les étudiants de VIA FERRATA ont visité le Musée d'Orsay. Cette visite a été organisée et menée par Hortense Longequeue, historienne de l'art au service des collections des Beaux-Arts de Paris.

"L'histoire du musée, de son bâtiment, est peu banale. Situé au coeur de Paris, le long de la Seine, face au jardin des Tuileries, le musée a pris place dans l'ancienne gare d'Orsay, un édifice construit pour l'exposition universelle de 1900. Ainsi le bâtiment est, en quelque sorte, la première "oeuvre" des collections du musée d'Orsay qui présente l'art des quelques décennies qui s'écoulent entre 1848 et 1914."

Exposition en cours :   

Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky.  

"Rechercher un ordre situé au-delà des apparences physiques, dépasser les réalités matérielles pour approcher les mystères de l'existence, expérimenter l'oubli de soi-même dans l'unité parfaite avec le cosmos… L'expérience mystique a tout particulièrement inspiré les artistes symbolistes de la fin du XIXe siècle qui, en réaction au culte de la science et au naturalisme, ont choisi de suggérer  l'émotion et le mystère. Le paysage apparaît alors aux artistes comme le support privilégié de leur quête, lieu par excellence de la contemplation et de l'expression des sentiments intérieurs."
Emile Bernard, Madeleine au Bois d’Amour, 1888 

Le Site Internet du Musée d'Orsay en cliquant ici.


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10 mars 2017

Travaux d'étudiants

Willy Guene


Nicolas Belrain

Aurélie Albiges

Varti Eva Wanis

  Angélique Glinel

 Lassana Sarre                                                                              Fabien Conti

  Gaël Cubillé                                                                                Tatiana Da Silva Vaz

PHOTOS © Anthony Micallef

 
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08 mars 2017

Visite de l'exposition "L'Effet Vertigo" au MAC VAL



Les étudiants de VIA FERRATA ont visité le Musée d'art contemporain du Val-de-Marne et l'exposition "L'Effet Vertigo". Cette visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.

Situé à Vitry-sur-Seine (94), le Mac Val est le premier musée consacré à la scène artistique contemporaine en France depuis les années 50 jusqu'à nos jours. Reprenant les bases de l'architecture moderne du Style International instauré par Le Corbusier, l'édifice dispose d'un centre de documentation et de vastes espaces pour les expositions temporaires, les événements ponctuels organisés par l'équipe et les curateurs, les critiques et les artistes invités ainsi que pour les résidences. Conçu par l'atelier d'architecture Jacques Ripault et Denise Duhart, il a été inauguré en 2005.
Pour ses 10 ans d'existence, Alexia Fabre, Directrice du Musée, Conservatrice en Chef, décide de célébrer ce tournant par une exposition de la collection sous l'angle de l'Histoire, des histoires, et du regard porté sur elles depuis le champ de l'art contemporain. En effet, dès 2015, l'exposition "L'Effet vertigo" révèle par la métaphore en quoi il est question d'un double mouvement du regard, du sens et des significations. Son titre renvoie directement au procédé cinématographique inventé par le réalisateur anglais Alfred Hitchcock. L'effet vertigo consiste en la combinaison d'un travelling de la caméra additionné à un zoom de sens opposé au sein d'un même plan. Ce dernier vise à faire ressentir le vertige, l'effroi ou la fascination d'une situation au spectateur. 


Ainsi, c'est dans ce mouvement complexe convoquant le visible et l'invisible, le notoire et l'évocation, le proche et le lointain, l'intime et le collectif que se joue la scénographie de l'exposition à travers de nombreuses œuvres d'importance. Avec les étudiants, nous avons pris place dans la partition en vue de comprendre le projet, les œuvres qui le constituent mais aussi la nécessité de notre présence. Spectateurs et créateurs, les étudiants se sont sentis interpellés par les réalisations de Xavier Veilhan, Felice Varini, Renaud Auguste- Dormeuil, Antoinette Ohannessian, Nøne Futbol Club, Pascal Convert, Lahouari Mohammed Bakir, Mélik Ohanian, Jean-Luc Vilmouth, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Présence Panchounette, Stéphane Thidet, Gina Pane, Annette Messager, Esther Ferrer, Jean-Luc Verna, Orlan, Christian Boltanski, Michel Journiac ...
Se déroulant comme un récit « où les œuvres portent et sondent les sujets du regard, du modèle, de l’interprétation, de la relecture, de la revisite », le parcours nous a convié à une traversée des territoires géographiques, philosophiques, plastiques et politiques. De plus, le dispositif de médiation (audiophones, minis vidéos à consulter, documents papiers et cartels synthétiques) mis en place au sein du display nous a permis de découvrir les différentes façons d'exprimer les enjeux esthétiques de quelques démarches artistiques et ont créé les circonstances pour générer de la disponibilité, une lecture interprétative ouverte et construite en groupe, adaptée et trouvant un écho individuellement. Ainsi, en nous prêtant au jeu de l'étude de propos (oraux) d'artistes vis-à-vis de leurs œuvres, c'est notre rapport au monde dans son entier que nous avons mis à l'épreuve ; et, le souvenir de la pensée de Maurice Merleau-Ponty surgissant à travers cette phrase : « Le regard obtient un certain nombre de choses selon la manière dont il les interroge, dont il glisse ou appuie sur elles. »
A l'étage - espace consacré au projections de films sur des écrans suspendus - une discussion s'est engagée face à What Shall We Do Next (séquence #2) et plus largement sur l'Œuvre entier de Julien Prévieux. Nous remémorant la rencontre avec lui en novembre dans les ateliers de Saint-Ouen, ces ultimes échanges ont conclu notre séance.
Texte : Daphné Brottet

visuels : Stéphane Thidet, La Crue, 2010
              Philippe Mayaux, Ligne du Masozoïque, 2010-2013



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