23 janvier 2018

Calendrier de candidature 2018-2019

 © Hugo Aymar


Dépôt des dossiers de candidature à l’accueil scolarité de l’École, ou envoi par la poste (cachet de la poste faisant foi), au plus tard le
lundi 30 avril 2018. 
École des Beaux-Arts de Paris - 14, rue Bonaparte 75006 Paris

Examen des dossiers de candidature par le jury les  
14, 15, et 16 mai 2018.

Entretiens avec le jury pour les candidats admissibles les  
4, 5 et 6 juin 2018.

Publication des résultats des admissions en classe préparatoire le
  12 juin 2018.

La fiche d'inscription est à télécharger sur ce lien. 


 
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22 janvier 2018

Conditions d'admission


 © Anthony Micallef

VIA FERRATA, la classe préparatoire publique intégrée aux Beaux-Arts de Paris, prépare des étudiants, issus de la diversité sociale, culturelle et géographique de la région Ile-de-France, aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique en France et à l’étranger. 

Pour se présenter, les candidats doivent impérativement avoir entre 17 et 23 ans au 1er septembre de l'année en cours et être titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent au moment de l’inscription définitive. Pour les candidats non titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent, ou non-inscrits en terminale dans un établissement d'enseignement secondaire l’année précédant l’entrée dans la classe préparatoire, le directeur peut accorder une dérogation, après avis d'une commission consultative, dont il fixe la composition et les modalités de fonctionnement.


Pour connaître le calendrier des inscriptions 2018 / 2019, veuillez consulter cet article.


Pour connaitre les modalités de candidature et la composition du dossier, veuillez consulter cet article.

L'inscription sur le site APB (PARCOURSUP) n'est pas nécessaire pour l'admission à VIA FERRATA.

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20 janvier 2018

Modalités de candidature


Les candidats doivent envoyer un dossier de candidature complet en suivant la procédure fixée par le calendrier, qui sera rendu public sur le site internet de l’École ainsi que sur celui de VIA FERRATA, au mois de janvier de chaque année.
Après un premier examen des dossiers par un jury, les étudiants sélectionnés sont convoqués pour un entretien individuel. La liste des étudiants admis dans la classe préparatoire est communiquée à l'issue de ces entretiens.

 
Les candidats doivent déposer leur dossier à l'accueil scolarité de l'École ou l'envoyer par courrier simple ou par colissimo en livraison sans signature, à l'adresse suivante :



- Concours classe préparatoire VIA FERRATA -
École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
14 rue Bonaparte
75006 Paris


Le dossier de candidature doit impérativement comprendre :

  • Une fiche de renseignement dûment complétée, à retirer à l’accueil scolarité de l’École ou téléchargeable sur le lien suivant.
  • Une photocopie de pièce d'identité (carte nationale d'identité ou passeport).
  • Une photocopie du dernier diplôme obtenu (si bachelier).
  • Une photocopie de la notification de bourse 2017 / 2018 s'il y a lieu (documents et informations sur le site APB et sur le site Internet du CROUS).
  • Une lettre de motivation manuscrite, de deux pages au maximum.
  • Un dossier artistique.
  • Une enveloppe de réexpédition libellée et affranchie.  
  • Un chèque d’un montant de 26 € pour les frais de participation aux épreuves d’admission, à l’ordre de l’agent comptable de l’ENSBA. Le nom et le prénom du candidat doivent être inscrits lisiblement au dos du chèque.
 Les dossiers dépassant le format indiqué ne seront pas acceptés. Les dossiers incomplets ou transmis hors délai, ne seront pas examinés.
 

Composition du dossier artistique :

 

Le dossier artistique est constitué de travaux personnels originaux et de reproductions.
 

  • Il comprend au maximum 10 éléments.
  • Les travaux de dessin, peinture, photographie et reproductions doivent tenir dans un dossier qui n’excédera pas le format A3 (42 x 29, 7cm).
  • Les carnets de croquis et les éditions artistiques, même s’ils regroupent plusieurs projets et réalisations, ne sont comptabilisés que comme un seul élément.
  • Les œuvres en volume sont présentées sous forme de reproductions photographiques.
  • Les images animées et les images numériques sont présentées sur une clé USB ou DVD-R, les vidéos devant être lisibles en format Quick Time ou VLC.
  • L'ensemble des travaux présentés doit être regroupé dans un seul dossier, aisément manipulable.
Les candidats seront invités à venir récupérer leur dossier. La réexpédition du dossier artistique par l'École nécessite une enveloppe d'un format adéquat, suffisamment affranchie. Celle-ci doit être jointe impérativement au dossier de candidature. À défaut, passé le délai de conservation de rigueur, les dossiers non récupérés seront détruits.

Pour connaître le calendrier des inscriptions 2018 / 2019, veuillez consulter cet article.
 
Pour connaitre les conditions d'admission, veuillez consulter cet article.


L'inscription sur le site APB (PARCOURSUP) n'est pas nécessaire pour l'admission à VIA FERRATA.


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19 janvier 2018

Visite de la BnF




Les étudiants de VIA FERRATA ont visité l'exposition Paysages français, une aventure photographique, 1984 - 2017 de la BnF, Bibliothèque nationale de France. Cette visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.

Dans la perspective de constituer les dossiers de leurs travaux et de poursuivre les questionnements abordés lors de la précédente visite, les étudiants ont sillonné les différents espaces de l'exposition consacrée aux multiples propositions photographiques à partir de la mission de la DATAR (Délégation de l'Aménagement du Territoire et à l'Action Régionale) lancée en 1984 à l’occasion de ses 20 ans pour « représenter le paysage français des années 1980 ». La Mission photographique de la DATAR étant initialement iconographique (visant à constituer un corpus visuel représentatif des modifications des espaces vécus en France depuis les Trente Glorieuses), inaugure une nouvelle modalité de la commande en l’alliant avec l’aide à la création. La Délégation interministérielle fait appel à 29 photographes français et étrangers considérés alors comme des artistes confirmés ou débutants. Ainsi, il s’agit de rendre intelligible une expérience sensible tout en renouvelant la perception du territoire, « recréer une culture du paysage », et, par là, se défaire d'une vision pittoresque des régions de France.
Afin de soulever « le masque du paysage de charme » (Jean-François Chevrier), la mission impose quelques conditions et soumet certaines libertés aux photographes : rester sur le site au moins un mois sur trois, se risquer à une écriture singulière et renouvelée sans injonction absolue de production.


Animées par le désir d'exposer les réalisations de tous les participants pour la première fois depuis la fin de ladite mission, les commissaires d'exposition, Raphaële Bertho et Héloïse Coneta ont également révélé au public les nombreuses répercussions esthétiques et politiques inhérentes à la représentation par la photographie grâce à l'agencement des tirages avec d'autres productions indépendantes ou de commandes. Ce tournant esthétique fait état de plusieurs centres d'intérêts comme l'interpénétration des pratiques artistiques et scientifiques, l'acuité envers la banalité de certains endroits, un regard particulier porté sur les éléments significatifs d'une époque, un examen résolument subjectif et précis des lieux jusqu'à l'interrogation de l’irreprésentable, les enjeux philosophiques et politiques d'une photographie d'art et documentaire à la fois.
Dès les années 1980, la France se dote de structures dédiées à l'exposition et la diffusion de la photographie, la validant de ce fait officiellement en tant qu'œuvre d'art. L'aventure photographique de la DATAR participe activement à ce nouvel élan. À travers ces réalisations, les participants à la mission - influencés par une nouvelle génération de photographes réunis pour l'exposition qui fit date en 1975 aux Etats-Unis, New Topographics : Photographs of a Man-Altered Landscape - revivifient intensément la définition proposée par François Soulage : « Toute photo est cette image rebelle et éblouissante qui permet d'interroger à la fois l'ailleurs et l'ici, le passé et le présent, l'être et le devenir, la fixité et flux, le continu et le discontinu, l'objet et le sujet, la forme et le matériau, le signe et l'image ». Concomitamment, le mot paysage, entendu comme un terme relevant de la géographie, retrouve ses lettres de noblesses picturales et originelles 1.

Exposées sur les cimaises, éditées spécialement pour des catalogues, portfolios, magazines, livres d'artistes ..., dans les vitrines ou signifiées par un observatoire accessible en milieu de parcours, ces photos nous montrent une nouvelle topographie de la France. L'agencement de cet ensemble engage vers une reconsidération de la question du « paysage » et de celle de « territoire(s) ». Tous - photographes de la mission, précurseurs ou indépendants dès les années 2000 - font le choix des outils et des techniques corrélativement avec le site observé, arpenté et la conscience d'être-là. La ville, les délaissés urbains, les zones industrielles désertées, les espaces interstitiels, les habitants, les travailleurs sur leur lieu de travail et les « invisibles » ... sont captés suivant d'innombrables variations de lumière et s'offrent universellement aux regards des visiteurs de toutes nationalités. Résolument produites à partir des mobilités territoriales combinées aux préoccupations de leurs auteurs, ces créations ouvrent une brèche.


Sur ces entrefaites, le petit groupe d'étudiants, curieux de comprendre les multiples enjeux d'une commande - précisément d'une « mission » -, de rendus formels et des questions intrinsèques à la photographie et à l'expérience sensible des lieux, ont saisi la polysémie du mot « territoire » et les problématiques du corps à l'espace. Suivant l'organisation chronologique et thématique de l'exposition, ils ont pu effectuer une approche concrète des réalisations aux allures tantôt poétiques [relevant de l'inventaire de sites particuliers, de bâtiments ou d'interventions variées dans la nature et dans la ville, par exemple], tantôt silencieuses et picturales, souvent frontales, politiques et initiatrices de projets citoyens. Grâce à ce découpage, les étudiants ont saisi combien cette mission fut novatrice dans le champ de l'art contemporain et de l'environnement.
Déambulant dans les salles et analysant différentes productions et mises en œuvre de projets, ces derniers ont pris note, collectivement et pour eux-mêmes, de nombreuses possibilités plastiques et scénographiques. Ils ont considéré tous ces éléments qui construisent un discours authentique, riche et cohérent comme des évidences à réinvestir en atelier et pour une présentation dans un avenir proche.  


En fin de parcours, le groupe s'est mobilisé dans la dernière salle consacrée à la « photographie plasticienne » et au collectif indépendant, France(s) Territoire Liquide. Cette ultime salle déplie une photographie « alliant la puissance de la singularité à la synthèse de la multitude » (Raphaële Bertho). Et, relançant les audaces précédentes, les dernières œuvres découvertes ont suscité l'enthousiasme. Les jeunes créateurs ont pris la mesure plus largement encore des questions d'auteur, de mobilité, d'espace et de temps, de rapports de distance, de création de récits, de corporéité. La visite s'est ensuite conclu par la lecture de cette citation de Hans Belting trouvée récemment en d'autres circonstances et qui fait écho à notre visite opportunément : « L'homme n'apparaît pas comme le maître de ses images, mais [...] comme le « lieu des images » qui occupe son corps : il est livré aux images qu'il produit, encore qu'il n'ait de cesse de vouloir les dominer 2.
Texte : Daphné Brottet

1. Étymol. et Hist. 1er sens en 1549 : Beaux-Arts (Paisage : mot commun entre les painctres)
2. in Pour une anthropologie des images (2001), trad. Jean Torrent, Paris, Gallimard, coll. « Le temps des images », 2004, p.18.

Pierre de Fenoÿl 10 / 7 / 87, 14 H, Tarn


Le site Internet de la BnF en cliquant sur ce lien.


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18 janvier 2018

Rencontre avec Charlotte Guibé

Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 5 décembre ils ont rencontré Charlotte Guibé.

" Depuis une quinzaine d’années, Charlotte Guibé développe une pratique picturale liée à la lumière, à  l’effacement et à la révélation, en réalisant des figures blanches sur l’espace vide de la toile brute. Une recherche reliant des oppositions : reflet et absorption, ajout et retrait… Techniquement l’eau joue un rôle fondamental par son écoulement, son flux, sa propension à couler, à  laisser des traces / sédiments.
Face au passage du temps, la peinture fixe et ancre dans l’espace une forme en métamorphose.
 
Le mouvement étant une succession d’immobilités, comment représenter en peinture des figures à la fois mouvantes, mobiles et moteurs, en devenir autant qu’être ?

Dans la peinture de Charlotte Guibé le dessin est à la limite de la peinture et la peinture à la limite du dessin.  Les figures sont au bord de la présence et de la disparition. Il y a dans son travail la recherche d’un résultat similaire à des fresques anciennes sur lesquelles les siècles  d’altération ont laissé des marques fragmentées et bigarrées et qui ne laissent au regard qu’une lecture en morceau un puzzle à reconstruire. Fragilité et doute vis à vis de l’image représentée. Il s’agit ici d’interroger notre culte des images et notre rapport à l’histoire de l’art.

La peinture est pour Charlotte Guibé une pratique quotidienne d’atelier, mûrie et élaborée au cours de voyages en Chine, en Espagne, en Italie.

Lauréate du prix LVMH en 2005, diplômée de L’ENSBA de Paris en 2007, membre de la section artistique de la Casa de Velázquez de 2009 à 2011, elle travaille depuis 2012 avec la galerie Jiali basée à Pékin. "

Photo 1 : jeu d'yeux _ Les limites de l'aire de jeu sont infranchissables, 2017 ( 54x65 )
Photo 2 : Absorbement II, 2016 ( 80x60 )

Le site Internet de Charlotte Guibé en cliquant sur ce lien. 



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