17 décembre 2019

Calendrier de candidature 2021-2022

 © Hugo Aymar


Le calendrier et les modalités de candidature pour la rentrée 2021 seront publiés sur notre site internet dans le courant du mois de janvier.

Merci pour votre attention.



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16 décembre 2019

Modalités de candidature

 

L’inscription à PARCOURSUP n’est pas nécessaire pour candidater à VIA FERRATA. 

Les candidats doivent envoyer un dossier de candidature complet (dossier administratif + dossier artistique) en suivant la procédure fixée par le calendrier. 

Les dossiers dépassant le format indiqué ne seront pas acceptés. Les dossiers incomplets ou transmis hors délai, ne seront pas examinés.

Après un premier examen des dossiers par un jury, les étudiants sélectionnés sont convoqués pour un entretien individuel. La liste des étudiants admis dans la classe préparatoire est communiquée à l'issue de ces entretiens.

La présence physique des candidats aux entretiens d’admission est obligatoire : aucun entretien ne sera réalisé par vidéo conférence (skype).

Les candidats doivent déposer leur dossier de candidature complet (dossier administratif + dossier artistique) à l’accueil scolarité de l’École ou l’envoyer, par courrier simple ou par colissimo en livraison sans signature, à l'adresse suivante :


- Concours classe préparatoire VIA FERRATA -
École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
14 rue Bonaparte 75006 Paris


 

Le dossier de candidature doit impérativement comprendre :
  • Un dossier artistique. 
  • Une lettre de motivation manuscrite, de deux pages au maximum. 
  • Une fiche de renseignements dûment complétée (deux premières pages), à retirer à l’accueil scolarité de l’École ou téléchargeable sur le site internet des Beaux-Arts de Paris.
  • Une photocopie d'une pièce d'identité (carte nationale d'identité ou passeport).
  • Une photocopie du dernier diplôme obtenu (si bachelier).
  • Une photocopie d'acte de naissance ou une photocopie du livret de famille.
  • Une photocopie de la notification de bourse 2019-2020 s’il y a lieu (documents et informations sur le site Internet PARCOURSUP et sur le site internet du CROUS).
  • Une enveloppe libellée à l’adresse postale du candidat permettant la réexpédition du dossier artistique.  ATTENTION : Cette enveloppe doit être d’un format adéquat et suffisamment affranchie pour permettre la réexpédition du dossier artistique.
  • Un chèque d’un montant de 26 €, libellé à l’ordre de « agent comptable de l’ENSBA ». Le nom et le prénom du candidat doivent être inscrits lisiblement au dos du chèque. (Ce chèque correspond aux frais de participation aux épreuves d’admission).
Ces documents administratifs – hors enveloppe de réexpédition et chèque - seront agrafés ensemble, avec la fiche de renseignement (2 premières pages) sur le dessus.

Les dossiers dépassant le format indiqué ne seront pas acceptés. Les dossiers incomplets ou transmis hors délai, ne seront pas examinés. 




Composition du dossier artistique :
  • Le dossier artistique est constitué de travaux personnels originaux et/ou de reproductions. Le fait de n’y mettre que des reproductions n’est pas pénalisant.
  • Il comprend au maximum 10 éléments.
  • Les éléments contenus dans le dossier artistique n’excéderont pas le format A3 (42 x 29,7cm).
  • Les carnets de croquis, les éditions artistiques, les séries de travaux sur un même thème/idée, ne sont comptabilisés que comme un seul élément.
  • Les œuvres en volume ou excédant le format A3 sont présentées sous forme de reproductions photographiques.
  • Les images animées et les images numériques sont présentées sur une clé USB.
  • L'ensemble des travaux présentés doit être regroupé dans un seul dossier, aisément manipulable.

IMPORTANT : Le dossier artistique doit, autant que possible, être le reflet des capacités techniques du candidat, mais aussi de sa motivation, de sa créativité, de sa personnalité, de ce qui l’anime et l’inspire.  

NB : La réexpédition du dossier artistique par l'École nécessite une enveloppe d'un format adéquat, suffisamment affranchie et libellée aux noms et adresses du candidat. Celle-ci doit être jointe impérativement au dossier de candidature. À défaut, passé le délai de conservation de rigueur, les dossiers non récupérés seront détruits.



Pour connaître le calendrier des inscriptions 2020/ 2021, veuillez consulter cet article.
Pour connaitre les conditions d'admission, veuillez consulter cet article.



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15 décembre 2019

Conditions d'admission


 © Anthony Micallef

VIA FERRATA, la classe préparatoire publique intégrée aux Beaux-Arts de Paris, prépare des étudiants, issus de la diversité sociale, culturelle et géographique, aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique en France et à l’étranger. 

Pour se présenter, les candidats doivent impérativement avoir entre 17 et 23 ans au 1er septembre de l'année en cours et être titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent au moment de l’inscription définitive.

Pour les candidats non titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent, ou non-inscrits en terminale dans un établissement d'enseignement secondaire l’année précédant l’entrée dans la classe préparatoire, le directeur peut accorder une dérogation, après avis d'une commission consultative, dont il fixe la composition et les modalités de fonctionnement. Nous vous remercions de joindre à votre dossier de candidature une lettre manuscrite portant la mention « demande de dérogation », adressée à M. le directeur des beaux-arts de Paris, dans laquelle vous exposerez les raisons de cette demande.

Les candidats de langue étrangère doivent pouvoir suivre les cours de la classe préparatoire qui ne sont dispensés qu’en français. Ce niveau de maîtrise de la langue française sera évalué lors des entretiens d’admission. Il n’est pas nécessaire de joindre dans le dossier de candidature de document attestant du niveau TEFL ou équivalent.

La présence physique des candidats aux entretiens d’admission est obligatoire : aucun entretien ne sera réalisé par vidéo conférence (skype). 

Pour connaître le calendrier des inscriptions 2020 / 2021, veuillez consulter cet article.


Pour connaitre les modalités de candidature et la composition du dossier, veuillez consulter cet article.

L'inscription sur le site PARCOURSUP n'est pas nécessaire pour l'admission à VIA FERRATA.

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11 décembre 2019

Journée Portes Ouvertes aux beaux-arts de Paris

 
  Mathias Bensimon  © Fabienne Grolière


Journée Portes Ouvertes aux beaux-arts de Paris 
Samedi 1er février 2020 de 10h à 17h30 
14 rue Bonaparte, 75006 Paris 


 
VIA FERRATA, la classe préparatoire publique aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique, y sera présente. Nous serons ravis à cette occasion de vous rencontrer et de vous donner des informations.



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06 décembre 2019

Visite du Musée du Louvre


Les étudiants de VIA FERRATA ont visité le Musée du Louvre. La visite a été organisée et menée par Anne-Cécile Moheng, historienne de l'art.

PHOTOS : © Hugo Aymar



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21 novembre 2019

Rencontre avec Émilie Brout & Maxime Marion


Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 19 novembre ils ont rencontré Émilie Brout & Maxime Marion. 

 La pratique d'Émilie Brout & Maxime Marion porte essentiellement sur la culture et les usages du web ; ils travaillent ainsi le plus souvent avec et sur internet. Employant une large diversité de mediums, ils ont un intérêt particulier pour la vidéo dont ils cherchent à explorer et repousser les limites (non-linéarité, durées infinies, matérialité du support d’affichage...). L’abondance des images – amateur, vernaculaires ou plus largement utilitaires –, leurs modalités de production, leurs circuits de diffusion et leurs contextes de réception sont également des sujets récurrents dans leur travail. Via un décryptage minutieux, ils essaient d’identifier les spécificités économiques, politiques et juridiques de systèmes ou de structures existantes avant de les infiltrer, pour y laisser des traces ou en rendre compte, notamment par le moyen du récit. Leurs pièces cumulent ainsi souvent des registres d’existence parallèles, au-delà du seul espace d’exposition, visant à réinscrire de l’incarnation et de la fiction au sein même de leurs champs d’intervention.  

Nés en 1984 et 1982, Émilie Brout & Maxime Marion vivent et travaillent à Paris. Leur travail a été lauréat du prix de la fondation François Schneider et du prix du public Sciences Po pour l’art contemporain. Il a été soutenu par la Fondation des Artistes, la SCAM et le CNC, et fait notamment partie des collections des FRAC Aquitaine et Poitou-Charentes. Il a été exposé en France et à l’étranger : MAC VAL, Vitry-sur-Seine ; Cité de la céramique, Sèvres ; IAC Villeurbanne ; FRAC Haute-Normandie, Rouen ; 5th Moscow Biennale for Young Art ; Carroll/Fletcher, Londres ; OCAT Shenzhen ; Daegu Art Museum ; Redline Contemporary Art Center, Denver...  Ils ont récemment bénéficié d’expositions personnelles à la galerie 22,48 m², Paris (2019), à la Villa du Parc, Annemasse (2018), au Pori Art Museum, Pori, Finlande (2018) et à la galerie Steve Turner, Los Angeles, Etats-Unis (2017).

PHOTOS : vue d'exposition à la Villa du Parc, 2018 © Aurélien Mole  



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15 novembre 2019

Visite du Centre Pompidou

Les étudiants de VIA FERRATA ont visité l'exposition permanente du Centre Pompidou. La série de visites a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.

Situé au cœur de Paris et solidement ancré dans le champ de l'art moderne et contemporain, le Centre Pompidou fait parti des lieux culturels les plus emblématiques et les plus fréquentés au monde. Décidé en 1969 par le président Georges Pompidou pour « donner une nouvelle impulsion à plusieurs projets culturels » et développer « une politique dynamique d’expositions d’art contemporain », il a été inauguré en 1977. Le souhait des architectes Renzo Piano et Richard Rogers qui ont conçu l’édifice repose sur une idée essentielle : créer une fluidité entre l’espace public extérieur – horizontal – avec, notamment, la Piazza puis l'atelier Brancusi et les espaces intérieurs – verticaux – afin d’ouvrir un accès sans entrave aux activités qui s'y déroulent.
La circulation physique dans les 6 niveaux, du Forum-1 à la terrasse panoramique, la déambulation dans les salles et entre elles – grâce leur modularité –, font de ce lieu un ensemble culturel singulier et remarquable où se conjuguent richesse et transparence. En effet, outre le Musée national d'art moderne, le bâtiment abrite une salle spectacle et de conférence, une librairie et la Bibliothèque publique d'informations (Bpi), gratuite et ouverte à tous. Un centre de documentation (Bibliothèque Kandinsky) spécialisé en art réservé aux chercheurs complète cette large palette d’outils destinés au public.
C'est donc au Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle (Mnam/Cci), occupant les niveaux 4 et 5, que les étudiants de VIA FERRATA ont rendez-vous plusieurs fois dans l'année afin de découvrir les collections et s’initier aux grands défis de l’art moderne et contemporain (de 1914 à nos jours). Ils sont ensuite invités à s'y rendre par eux-mêmes pour approfondir leur connaissance, aiguiser leur regard sur certaines œuvres majeures du XXème et XXIème siècle issues de diverses disciplines plasticiennes, architecturales et du design, cinématographiques et littéraires, poétiques et technologiques.
Ainsi, à la faveur d'une scénographie régulièrement renouvelée de la très vaste collection qui accroît chaque année son fonds, les jeunes artistes découvrent différentes écritures curatoriales d'une histoire de l’art « riche et complexe, constituée de récits qui s’entrecroisent et se superposent ». Se saisissant de l'opportunité de fréquenter assidûment cet endroit, les futurs candidats aux écoles d'art nationales et européennes réalisent une expérience esthétique inédite et mettent en pratique le propos de son directeur (cité plus haut), Bernard Blistène, considérant le Cnac-Georges Pompidou comme un « lieu d'exposition mais aussi de recherche ».


TEXTE : Daphné Brottet




PHOTOS : © Hugo Aymar 




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12 novembre 2019

Rencontre avec Yasmina Benabderrahmane

DIE HECKE, 2008

Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 5 novembre ils ont rencontré Yasmina Benabderrahmane.

Ce que l’on voit, où ce qui est donné à voir serait ou ne serait pas véritablement ce que l’on voit.
" On peut alors se poser la question de savoir si dans mes photographies ou dans mes films, on ne se contente pas seulement de reproduire la réa- lité, l’acte même d’imager ou en quelques sortes si ces artifices créent toujours une fiction.
Le vrai, le faux, la réalité, l’apparence, les faux semblants, la mascarade: j’observe et sonde la force, les raisons profondes de l’objet représenté. Les images peuvent entretenir une confusion déstabilisante entre la réalité et sa représentation. Au-delà de la visibilité de l’image, il n’y à rien à voir puisque l’image concentre sur elle toute la visibilité.
Visible et invisible s’oppose non comme deux contraires logiques mais la vérité de l’un fait se révèle à la vérité de l’autre. Le simulacre ou l’illusion qui satisfait le regard en saturant le visible. L’image ne renvoie qu’à elle-même et bloque sur elle tout mystère — Eïdon (l’idée) et l’Eïdolon (l’image /phan- tasme). Cette idée prend forme par des détails ou fragments de corps, des séries de portraits qui relèvent des quotidiens, de portraits- paysages, d’objets, de restes, de gravats, d’ossements, d’espaces ou de lieu qui citeraient le corps sans le montrer."
Maîtresse d'oeuvre où le chantier à bras le corps, 2016

Dans la rigueur de l’expérimentation, Yasmina Benabderrahmane construit une œuvre doublement sensible et scientifique qui déjoue les points de signifiance du réel. Ses photographies et ses films forment, plus qu’une série, un véritable corpus actant d’un processus de recherche. A hauteur de son regard, le paysage du monde et des corps qui l’habitent, des fragments de nature, des éléments d’architecture ou de corps, qui du micro au macro, sont identiquement enregistrés. Difficile de parler de sujet à proprement parler, ou plutôt de prétexte, car précisément ces éléments n’en sont pas dans l’œuvre de Yasmina Benabderrahmane.
Sensibles, photo-sensibles, ces éléments apparaissent davantage comme des marqueurs, des structures d’enregistrement du monde. Précisément, l’appréhension du sujet disparaît au profit de l’expérience sensible; au profit de ce que ces éléments sont en tant que formes, plutôt qu’en tant que représentations.
Un processus qui définitivement prend le parti du tangible plutôt que de celui de la projection et des fantasmes qui lui sont associés. Le corps n'est pas ici un élément du romantique, mais toujours cruellement terrestre.
Aussi une dichotomie corps / paysage structure-t-elle l’œuvre de Yasmina Benabderrahmane, plaçant ainsi ces fragments sur le même plan physique, phénoménologique, de sujets devenus formes. Pour introduire peu à peu le sentiment de l’érosion qu’a subie la confiance même que nous portons à la seule expérience visuelle et en notre croyance acharnée en un réel signifiant. 

PORTRAIT-PAYSAGE, 2009

TEXTE : Leslie Compan 

Le Site Internet de Yasmina Benabderrahmane.


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04 novembre 2019

Workshop avec France Hervé


Du 21 au 25 octobre, les étudiants de VIA FERRATA ont participé à un Workshop intitulé Impromptus Performatifs, animé par France Hervé, chorégraphe, danseuse, comédienne et plasticienne.
 
Tout au long de son intervention, France Hervé a proposé aux étudiants de réaliser de courtes performances axées sur la mise en relation de disciplines et techniques variées. Ils ont été amené à incarner physiquement leurs travaux personnels, utilisés comme matériaux de départ. Dessins, peintures, sculptures ou photographies ont ainsi nourri ces performances.
Leurs corps-outils, métamorphosés, déployés dans l'espace, ont alors permis une lecture différentes des travaux d'origine et une ouverture vers d'autres possibilités créatives.






© Hugo Aymar  

Le Site Internet de France Hervé en cliquant sur ce lien.



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21 octobre 2019

Les étudiants dans la forêt de la Fontainebleau

" Heureux qui pénètre dans la forêt doué d'une attention généreuse aux choses, offert à la variété du monde. Fuir les sentiers piétinés pour inventer le chemin de ses pas, trancher les bois au travers, par une manière libertaire d'aller. Le marcheur prend son temps et se moque de l'horloge, il est maître de son souffle et, mendiant de solitude, il ne doit rien à quiconque. (...) Il redevient l'enfant qu'il était, sensible à la rugosité des écorces, aux effluves de terre, saisi de plaisir et d'un peu d'angoisse à la croisée des chemins, car, redevenu enfin l'homme des belles occasions, flâneur de circonstance, il est l'esclave du hasard, ravi par la liberté de ses sens. (...) La forêt offre les oeuvres qu'elle compose.
La valeur d'un paysage, l'émotion qu'il répand, est d'abord le fruit de la confrontation du spectacle qu'il donne et de l'âme qui marche à sa rencontre. "
Anne Vallaeys, extrait de FONTAINEBLEAU La forêt des passions
 




© Hugo Aymar  


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25 septembre 2019

Rencontre avec Valentin Abad


Les étudiants de VIA FERRATA reçoivent régulièrement la visite d'un artiste qui vient présenter son parcours et son travail. Mardi 24 septembre ils ont rencontré Valentin Abad.

« J’aime donner vie de manière tangible et mécanique à des notions impalpables tels que des théories, des données ou des concepts psychologiques et sociologiques. »

Comment prolonger les sentiments pris dans la temporalité de l’enfance ?

Le travail de Valentin Abad s’autorise à la (re)construction de l’imaginaire perdu de l’enfance, à l’aide de sculptures, à la limite du ready-made. Au fil de ses œuvres, l’artiste détourne et réinvente la matière pour mieux la détruire et la reconstruire, sous une nouvelle forme, telle une réinvention du quotidien. Fasciné par les constructions et leur jeu, l’artiste interroge : comment sculpter les ressentis de l’ordinaire, de tous les jours ? Pour cela, ce dernier procède à une transfiguration de la relation par la matière et invite à faire signe autrement, sous un autre aspect, où la matière se veut changeante.

L’œuvre Écrase y fait directement référence. Les éponges plombées par le granite figurent le poids et l’étouffement de la relation familiale. L’artiste s’abstrait du langage pour communiquer par la matière une volonté d’indépendance. Influencé par le travail de Daniel Dewar et Grégory Gicquel, l’ordinaire se reconstruit.
Le plaisir du «  fait main  » passe par les matériaux utilisés et leur apprentissage de manière autodidacte, répondant d’une certaine innocence quant à leur approche. Cette insouciance permet à Valentin Abad de construire et déconstruire, former et déformer les matériaux, à l’image d’une archéologie du futur comme notamment avec la pièce Puzzle, reprenant les formes élémentaires du carré, s’inscrivant dans un rond de plâtre blanc et pigmenté de bleu. L’allusion à la planète bleue, questionne la forme même de la Terre en perpétuel façonnage et destruction. Si l’artiste réinvente le monde, il en réinvente aussi la substance, laissant  entrevoir de nouveaux possibles. L’œuvre intitulée Grillage dépasse ce qui est établit et invente un bois surréaliste devenu souple, s’inscrivant dans un monde aux propriétés nouvelles. À l’instar du mur, la grille laisse percevoir l’inaccessible. Là où le monde se rêve, L’ascension des courges, songe à un légume permettant la création d’une échelle, insérant l’œuvre au sein d’un univers transformant les possibles. Ainsi, la réflexion sur sa pratique artistique permet à Valentin Abad de donner forme à l’impalpable des sentiments.


Comment modéliser par la forme une enfance possible ? 

L’enfance passée éveille un souvenir évaporé et envisage une enfance future suggérant la parentalité de l’artiste. L’utopie et l’imaginaire de l’enfance, répondent ici à un jeu de construction comme cela peut être le cas de l’œuvre Le temps des dinosaures est révolu. L’artiste s’amuse à y détourner les matières pour fabuler des personnages, tout comme l’enfant jouant dans sa chambre, tandis qu’ici le temps de l’innocence est révolu. Si les œuvres de Valentin Abad paraissent minimales dans leurs formes, elles se complexifient et gagnent en profondeur au moyen de leur titre ou signification comme cela peut notamment être le cas avec l’œuvre intitulée L’enfant plante verte révélant un enfant délaissé par l’attention de ses parents. Devenu simple décoration, arrosé, dépourvu de réelle marque affective, renvoyant au monde parfois plus sombre de l’enfance et de l’adolescence cœxistant avec les premières utopies. L’autobiographie ainsi partagée avec les regardeurs réinvestie l’univers de l’enfance et invite à l’identification. L’ancrage au réel se transmet notamment dans les objets utilisés devenus sculptures et constructions, mais aussi à travers les formes évoquant les relations humaines, propres à l’enfance et au cercle familial. L’œuvre Dear Dad en est un exemple frappant. Une perceuse tourne dans le vide dans un ballet infini, allégorie du père plutôt bricoleur, que l’artiste observait de son regard d’enfant, comme spectateur d’un inaccessible. 

L’idée d’invention règne dans la pratique de Valentin Abad. Les formes trompent la réalité. L’enfance perdue se recompose. Les utopies ordinaires se transfigurent. Finalement, une enfance possible se sculpte et exprime l’intérêt de l’artiste pour le processus de fabrication laissant aller la découverte.  

Texte : Fiona Vilmer


Le Site Internet de Valentin Abad en cliquant sur ce lien.

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