25 mars 2019

Sélectionner sans discriminer, le défi des grandes écoles d’art // article paru sur le Monde.fr

Face à l’engouement pour leurs formations, les écoles d’art publiques les plus prestigieuses peinent à ouvrir leurs portes à des profils variés. Des dispositifs tentent de contrer ce formatage des admis. 
par Sylvie Lecherbonnier

« Je pensais encore il y a peu que les Arts déco, c’était seulement un musée », avoue, amusée, Anna Gevorgyan. En ce matin de février, la lycéenne en bac pro métiers de la mode travaille dans l’atelier gravure de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad), à Paris. Elle dessine avec de l’encre épaisse et noire sur des plaques de métal, qu’elle passe ensuite sous presse. A côté d’elle, Axel, Athena, Léa s’affairent autour de la grande table recouverte de cartons.
Ils sont 31 lycéens, venus de toute la France et de toutes les filières, à participer à ce stage « égalité des chances » organisé par la Fondation Culture & diversité. Une préparation intensive aux écoles d’art où, pendant cinq jours, se côtoient élèves de terminale en bac pro STD2A ou voie générale option arts plastiques, dans une ambiance proche de la colonie de vacances. Ils logent tous à l’auberge de jeunesse et enchaînent les visites de musées, les travaux en atelier, les rencontres avec des artistes…
Axel Marie, en terminale L option arts plastiques, vient de Caen : « Je vis seul avec ma mère, je n’aurais pas pu venir une semaine comme ça si ce n’était pas pris en charge. Je voudrais être artiste, mais je me sentais assez seul jusqu’à présent. Là, je vois qu’il y a des gens qui peuvent m’aider. »

Si ce stage constitue le point d’orgue du programme « égalité des chances » de la fondation créée en 2006 à l’initiative de Marc Ladreit de Lacharrière, patron de Fimalac, il n’en est qu’une étape. En amont, une phase d’information sur les écoles d’art et de design a lieu dans les lycées REP (réseau d’éducation prioritaire) partenaires. En aval, la fondation octroie des bourses pour le passage des concours, des aides au logement ou à l’achat de matériel pendant les études, et poursuit l’accompagnement jusqu’à l’insertion professionnelle. Neuf écoles d’art participent à ce programme, et la fondation a aussi mis en place ce dispositif dans douze autres écoles (théâtre, architecture, cinéma, patrimoine).
Plus de 18 000 jeunes issus de l’éducation prioritaire ont été sensibilisés depuis treize ans, dont 1 700 ont été plus spécifiquement accompagnés et 700 ont réussi un concours. Florence Lafargue, en troisième année aux Arts déco, en fait partie et encadre aujourd’hui les lycéens du stage. « Je ne serais jamais entrée à l’Ensad sans ce dispositif, dit-elle. Mon dossier artistique aurait été beaucoup trop naïf. Sans compter l’aide financière reçue pour passer les concours. »
Culture & diversité tente ainsi d’ouvrir un peu plus grande la porte de la cinquantaine d’écoles d’art publiques. Face à l’engouement que suscitent ces études, il y a aujourd’hui embouteillage à leur entrée, comme le note une enquête réalisée pour le séminaire régional de l’European League of Institutes of the Arts (ELIA), qui se tient à Nantes du 13 au 15 mars. Si les écoles recrutent un candidat sur trois en moyenne en première année, la sélection est bien plus drastique dans les établissements les plus prestigieux : 3,5 % à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, 7 % à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci ), 8 % aux Beaux-Arts de Paris, 15 % à Nantes.


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04 mars 2019

Visite du Musée Rodin

Les étudiants de VIA FERRATA ont visité le Musée Rodin avec Anne-Cécile Moheng, historienne de l'art. Notamment la nouvelle salle Rodin et l'Antique :
"L’Antique est ma jeunesse déclarait Rodin, signifiant par là même que sa passion pour l’Antique était une grande source d’inspiration. Rodin est un collectionneur acharné d’Antiques. Il achète, à partir de 1893, des milliers de fragments de sculptures grecques, romaines et égyptiennes, qui accompagnent sa réflexion artistique. À Meudon comme à Paris, Rodin expose ces objets sur des caisses, des sellettes ou des colonnes en plâtre, au milieu de ses propres œuvres."










Les étudiants ont visité l'exposition Rodin : Dessiner, découper.
 
"Si Rodin reste aux yeux du public un sculpteur, ses dessins sont, dit-il, « la clé de mon œuvre ». L’exposition Rodin : Dessiner, Découper, révèle au public près de deux cent cinquante dessins au sein desquels quatre-vingt dix ont pour particularité le découpage et l’assemblage de figures. Jouant de la mise en espace de ces corps, ce procédé révèle des silhouettes découpées audacieuses et un dynamisme d’une grande modernité. Cette exposition annonce un des modes d’expression novateurs du XXe siècle."






Le site Internet du musée Rodin en cliquant ici.
 

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