07 octobre 2020

Visite de Topographie de l'art

Carolle Bénitah « Le déguisement », 2019. © Carolle Bénitah, Courtesy de l’Adagp - Topographie de l'Art, 2019
 
Les étudiants de VIA FERRATA ont visité l'exposition Épaisseur du Temps / Photographique à l'espace Topographie de l'art. La visite a été organisée et menée par Daphné Brottet, conférencière.
 
" Situé dans le quartier du Marais à Paris, Topographie de l’art est un espace d’exposition dédié à la création contemporaine.
Il a été créé en 2001 par un collectif d’artistes et d’historiens d’art afin de produire et de montrer des projets artistiques qui s’inscrivent avec originalité au coeur des réflexions, des préoccupations, des problématiques de notre époque. "
 
" Les artistes, qui font l'exposition, Épaisseur du temps / photographique explorent et expérimentent les limites de la photographie, mais aussi ce rapport spécifique au temps. Ils creusent la surface et travaillent aussi l’idée même de ce qui fait image. Ils vont nous introduire chacun, de par leurs différents regards, à la réalité d’un temps, celui qu’on dit photographique, dans sa densité et son épaisseur. Il se produit une transformation du regard où le présent nous apparaît alors en vérité comme la seule réalité temporelle qui nous appartienne en propre.

 

Ces douze artistes sont Carolle Benitah qui cherche dans l’épaisseur du souvenir comment l’enrichir et se le réapproprier. Julien Benard, il nous restitue une chorégraphie de l’épaisseur d’un monde de la bureautique autour d’un instrument de reproduction. Katrien de Blauwer réfléchit et retravaille l‘épaisseur de l’imagerie de la femme occidentale. Juliana Borinski nous projette dans l’épaisseur de la matière photographique, celle des strates, de l’infiniment précis et petit. Gaëlle Choisne transpose la surface de l’image vers l’épaisseur du sens et de ses origines. Oleg Dou, paradoxalement, explore l’épaisseur du futur et d’une possible mutation. Gabriela Morawetz déroule l’épaisseur du temps sous la forme d’un monumental film 24X36 argentique qui se dévide sous nos yeux. Catherine Rebois soulève dans la déconstruction du temps l’épaisseur d’une quête, peut être identitaire. Sophie Ristelhueber poursuit une recherche sur l’épaisseur du territoire et de la trace, celle de l’homme. Georges Rousse entre dans l’épaisseur de la matière, il restitue des perspectives et organise une mise en mémoire Danila Tkachenko nous donne à voir une épaisseur de l’histoire et des reliques d’un passé. Corinne Vionnet explore le sens de l’épaisseur du même et une certaine frénésie contemporaine de l’utilisation de l’image."

Extrait du texte de Catherine Rebois, commissaire de l'exposition.
 

Image 2 : Oleg Dou « Mask », 2011. 
Image 3 : Danila Tkachenko « The world’s largest diesel submarine. Russia, Samara region », 2013.
 
Le site de l'espace Topographie de l'art.
 
 
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